Jouz'oun mina tarikh, Kissat zaoujaine

Tébessa : Sihem Cheriet présente son livre «Jouz’oun mina tarikh, Kissat zaoujaine»

L’écrivaine Sihem Cheriet de la wilaya de Tébessa a présenté, lundi, son dernier livre  »Jouz’oun mina tarikh, Kissat zaoujaine » (Une partie de l’histoire…vie d’un couple) dans lequel elle relate la biographie de ses parents les moudjahidine Zaâra Athmani et Hadj Ali Cheriet. Au cours d’une séance, tenue en marge de la 12e édition des journées littéraires de Tébessa, coïncidant avec la commémoration du 60e anniversaire de la journée nationale de l’émigration, l’écrivaine a présenté sa dernière publication, parue aux éditions Kalama, relatant en 112 pages l’histoire de la lutte de ses défunts parents, chacun à sa manière, pour le recouvrement de la souveraineté nationale. Dans la première partie de son livre, l’auteure évoque la vie de sa mère, Zaâra Athmani (1934-2013), qui fut la première enseignante à Tébessa à l’époque coloniale et qui avait rallié, dès son jeune âge, l’association des oulémas musulmans algériens et reçu toute l’attention et l’appui du cheikh Larbi Tebessi, qui avait mis un point d’honneur à faire de Zaâra une enseignante à l’école « Al Tahdib » à l’époque.
Zaâra Athmani, surnommée « Saidati » faisait de son mieux pour apprendre aux enfants algériens les règles et les principes de la langue arabe, en dépit des intimidations qu’elle subissait par l’occupant français. L’ouvrage  »Jouz’oun mina tarikh, Kissat zaoujaine » traite dans sa deuxième partie, appuyée de photos et de témoignages vivants, le parcours de lutte du défunt moudjahid Hadj Ali Cheriet (1923-2020), qui avait participé à plusieurs batailles aux côtés des révolutionnaires contre l’armée coloniale française afin de recouvrer la souveraineté nationale. L’écrivaine a souligné que le défunt moudjahid, Hadj Ali Cheriet souhaitait que ses témoignages vivants sur les batailles auxquelles il avait pris part soient une source pour ceux qui s’intéressent à l’histoire de la glorieuse Révolution libératrice, mais il a été rappelé à Dieu avant la parution du livre. De nombreux écrivains et poètes, dont Slimane Djouadi, Mohamed Lakhdar Djouini, Mohamed Nahal, Tayeb Abadlia, Saker Djemouai, Badreddine Nadji et d’autres, ont fait part à l’APS, de leur admiration de cette œuvre littéraire et historique qui relate le parcours de ces deux moudjahidine qui se sont sacrifiés pour l’indépendance de l’Algérie. La 12e édition des journées littéraires de Tébessa, ouverte samedi sous le slogan « Min El Alam Ila el Amal » a été clôturée lundi avec une cérémonie à l’occasion du Mawlid Ennabaoui et un hommage rendu à plus de 85 écrivains et poètes présents, venus de nombreuses wilayas du pays.