Ayache

SOCIÉTÉ : Les drames qui ont choqué les Algériens en 2019

L’année 2019 a été un choc sur le plan social. Année de toutes les inquiétudes eu égard aux nombreux fléaux sociaux qui l’ont marquée. Mais, l’espoir est permis en 2020, vu la prise de conscience nationale et les efforts des autorités publiques déployés pour freiner, un tant soit peu, les drames qui frappent la société algérienne.

La mort de Ayache (M’sila)
À quelques jours du début de la suivante, l’année 2018 s’est achevée par un drame. Tout le monde garde en mémoire la fin du tragique feuilleton de l’opération de sauvetage du jeune Ayache Mahdjoubi (31 ans), à M’sila, tombé au fond d’un puits, 5 jours durant. L’affaire avait suscité une vague de solidarité parmi les citoyens. Les Algériens alors s’accrochaient à l’espoir de voir Ayache, coincé depuis le 18 décembre 2018, à 30 mètres au fond d’un puits artésien, s’en sortir sain et sauf. Ce dernier, ne répondait plus aux appels, ne communiquait plus avec l’extérieur. La victime avait affronté seule durant 5 jours le manque d’oxygène, le froid, la faim et la remontée des eaux. L’annonce de sa mort le 23 décembre 2018 est tombée tel un couperet, et elle avait suscité l’émoi de tous les Algériens. Ce drame avait continué de faire l’actualité en 2019, puisque le corps de Ayache, dont la mort a été confirmée, n’a été retiré que dans la soirée du 26 décembre 2018, soit 3 jours plus tard, après les intenses efforts déployés par les équipes de secours de la Protection civile.

Scandale des personnes âgées maltraitées (Batna)
L’année 2019 avait mal débuté pour les personnes âgées résidant dans une maison de retraite à Batna. Toute l’Algérie était sous le choc après la diffusion, mi-janvier, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo bouleversante montrant les conditions inhumaines dans lesquelles vivaient des personnes aux besoins spécifiques et des hommes sans aucune assistance. Détresse : de la nourriture jetée et des poubelles posées dans les chambres des résidents, des personnes âgées allongées par terre et livrées à elles-mêmes !

Mort du pompier absorbé par un avaloir (Bouira)
Les jours passent et la continuation du temps glacial avait prédominé durant le début de l’année 2019. Un déferlement de dame nature qui, faut-il le noter, en raison d’absence de plan de prévention relatif à la gestion des précipitations et des chutes de neige, a causé le décès de nombreuses victimes sur nos routes. D’ailleurs, la mort tragique d’un pompier, à Bouira qui a succombé après avoir été absorbé par un avaloir et ensuite emporté par les eaux pluviales, à la cité 250 Logements, de la ville de Bouira, attestait de ce constat désolant. La mort Mohamed Achour, jeune secouriste âgé de 27 ans, a mis à nus les failles criantes en matière d’entretien des réseaux d’évacuation des eaux pluviales. Car la victime procédait, avec ses collègues, au curage des avaloirs et regards bouchés suites aux intempéries. Les Algériens étaient sous le choc. Disparu pendant 4 jours, le corps du jeune pompier n’a été repêché que le 24 janvier. Malheureusement sans vie !

Agression sexuelle sur des écolières (Sétif)
L’année 2019 avait aussi mal débuté pour cinq écolières de l’école primaire «Azzouz Abdelouahab», de la cité «Aïn Moussa», à Sétif, qui ont vécu un cauchemar avant que l’affaire n’éclate au grand jour. Des violences commises contre les victimes, de façon répétée, par leur propre professeur, qui a usé de sa position d’adulte et d’instituteur pour assouvir ses vices, ses désirs et sa sale besogne.
Ce que ces fillettes ont subi a tiré la sonnette d’alarme, encore une fois, sur les risques qu’encourent nos enfants, des prédateurs-pédophiles qui cachait bien leurs vices. Mais la wilaya de Sétif a été secouée de nouveau, en février dernier, par un autre scandale éclaté à l’intérieur des murs d’une école primaire, dont l’auteur, un professeur de cet établissement, est accusé d’avoir agressé sexuellement huit écolières.

Cinq morts dans l’effondrement d’un immeuble (Alger)
Avril 2019, les Algériens ont vécu un autre choc, suite à l’effondrement, en chaîne, de quatre étages d’une bâtisse de l’ère coloniale sise à la rue Tamglit (ex -Boutin), à la basse Casbah, face à la mosquée Ketchaoua, à Alger. Un accident qui avait été fatal pour les habitants de l’immeuble ; à savoir ; les 5 membres d’une même famille : le jeune Adlène Maldji et Rayane, son petit garçon, Mustapha et sa femme et leur bébé Hadjer.

Décès de huit nourrissons dans un incendie (El-Oued)
Le drame survenu le 24 septembre à la maternité mère-enfant, sise à la cité du 17 Octobre, de la wilaya d’El-Oued, demeure un exemple de négligence de la vie humaine, à plus d’un titre, surtout qu’il s’agissait de nourissons.
Huit (8) nouveau-nés avaient rendu leurs âmes et succombé à leurs blessures suite à des brûlures causées par un incendie, qui s’est produit dans cet établissement hospitalier. Un drame national qui avait choqué l’opinion publique tant il avait emporté avec lui des âmes innocentes en bas âge.

Des enfants autistes séquestrés et maltraités (Constantine)
Il y a quelques jours, un acte inadmissible et condamnable a été commis contre 31 enfants, entre fillettes et garçonnets, atteints d’autisme. Les victimes ont vécu un véritable cauchemar, étant maltraités, violentés et séquestrés dans un centre non agréé à Constantine, à l’Est du pays, avant que l’affaire n’éclate au grand jour.
Des violences commises contre les victimes, dans un espace censé les protéger, de façon répétée, pour un comportement qui ne peut qu’être qualifié de brutal contre des enfants, des innocents déjà en mal et souffrant de l’autisme.
Mohamed Amrouni