Le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, est attendu ces jeudi et vendredi à Alger et à Oran, ont indiqué les quotidiens ibériques El Confidencial et The Objective. Ces derniers qui ont qualifié de stratégique ce déplacement, ont affirmé qu’il scelle le rapprochement entre Alger et Madrid après une période de « rapports timides », qui avaient fait suite à une période de brouille.
Le choix de la ville d’Oran comme étape de ce déplacement n’est pas fortuit. La wilaya abrite l’un des deux consulats généraux d’Espagne en Algérie. En s’y rendant, M. Albares entend envoyer un signal fort : celui de la normalisation totale de l’octroi des visas d’entrée en Espagne, gelés durant près de deux ans. Cette reprise est vitale pour la mobilité des chefs d’entreprise et des étudiants, moteurs essentiels des échanges bilatéraux qui ont bondi de 142 % en 2024. À El Bahia, le chef de la diplomatie espagnole devrait rencontrer la communauté d’affaires espagnole. Cela intervient au moment où le port de la ville redevient une porte d’entrée majeure pour les exportations ibériques, notamment la viande ovine et bovine et le bétail destiné à l’Aïd el-Adha 2026. Il vient de rassurer les opérateurs économiques sur la pérennité de ce corridor commercial. Enfin, une halte à l’Institut Cervantes d’Oran est prévue pour consacrer le « Soft Power » espagnol et raviver l’esprit du Traité d’amitié de 2002 à travers la culture. « El Confidencial » et « The Objective » affirment que ce déplacement est le prélude à un événement plus important : la préparation d’un sommet de haut niveau entre le Premier ministre Pedro Sánchez et le président Abdelmadjid Tebboune qui devra acter le rapprochement stratégique entre les deux pays notamment en matière d’énergie et d’échanges commerciaux entre les deux rives de la méditerranée.
S. B.















































