«La fin justifie les moyens » pour les politiques français qui cherchent désespéramment à maintenir la ligne belliciste contre l’Algérie. Car, il faut savoir que le rapport de force a maintenant basculé en faveur des voix de la raison. Notamment depuis que le président français s’est ressaisi pour choisir la voie du dialogue. Face au président Tebboune dont le pays, l’Algérie, s’est démarqué du « capharnaüm » français, Macron s’est montré conciliant. En tout cas, c’est cette impression qui se dégageait du contenu du dernier échange téléphonique « franc et amical » entre les deux Présidents. Mais, les jusqu’au-boutistes français subsistent sur les plateaux de télévision. L’escalade est entretenue chez un personnel politique et médiatique que l’on a cru désuet et finissant. Preuve s’il en faut, sur « Europe 1/CNews » jeudi dernier, un certain Robert Ménard, un anti-algérien de la vielle garde et de la pire espèce, reprend son exercice favori. Interrogé sur la reprise du dialogue entre l’Algérie et la France dans la foulée de la visite, prévue aujourd’hui, du Mae français à Alger, le maire de Béziers, salue l’initiative. C’est quand même paradoxal pour la figure emblématique du règne municipal de l’extrême droite. Celui qui s’oppose à l’union conjugale d’un algérien et d’une française ne peut pas prétendre soutenir le dialogue entre deux pays. Membre du fan-club de l’écrivain algéro-français au cœur du battage politico-médiatique français, Ménard n’a pas déçu. « Négocier la libération de Boualem Sansal est la solution à la crise entre les deux pays » ! Voici pour résumer l’étroitesse d’esprit d’un personnage qui a pour père un ancien membre actif de l’OAS et une « marraine » Le Pen dont il regrette- sans toutefois contester la décision pour celui qui traîne des casseroles- la condamnation judiciaire de la femme leader du RN. L’ancien président de RSF, qui a été de toutes les campagnes anti-algériennes, notamment durant la décennie noire lorsqu’il a renvoyé, dos à dos, les services de sécurité algériens et les terroristes du GIA, est allé plus loin. Il apporte son soutien à Retailleau et défèque sa haine sur l’Algérie qu’il qualifie de « régime de kleptomanes » et de « régime de merde (Hachakoum, Ndlr)». Digne héritier de ses ancêtres, les supporters de « l’Algérie française » et de « l’Algérie de papa », Ménard incarne un « bâtardisme » qui ne n’encombre pas des scrupules et des règles des pratiques politiques. Il mérite amplement le qualificatif de caméléon politique à cause d’un nomadisme qui l’a fait vaciller de la gauche à la droite. Mais sa fidélité au courant anti-algérien doit lui valoir la palme d’or. Après s’être engagé à gauche durant les années 90 pour défende la thèse insidieuse des « qui-tu-quistes » en Algérie, Ménard bascule complétement à droite. Mais c’est toujours pour la cause anti-algérienne. Il ne déshonore pas seulement le poste de maire qu’il occupe, mais il représente aussi une honte pour la profession de journaliste qu’il était à l’époque. En panne d’idées et en mal d’inspiration, les médias mainstream français versent dans le recyclage et le réchauffé. On ne peut pas mieux se couvrir de ridicule que d’inviter un tel scribouillard commenter l’actualité algéro-française. Avec sa littérature infecte et indigeste en plus !
(*) Sauf votre respect)
Farid Guellil