Après avoir « tiré des missiles sur la table de négociations », pour reprendre l’expression des dirigeants iraniens, les États-Unis « négocient avec eux-mêmes », commentent les mêmes dirigeants iraniens, à propos des rumeurs de pourparlers qui ont circulé à la suite de la déclaration du président américain, Donald Trump, concernant l’issue de la guerre provoquée par l’agression américano-sioniste contre l’Iran.
Les autorités iraniennes n’ont pas été influencées par les rumeurs lancées depuis Washington sur de prétendues négociations « secrètes », et n’ont pas été détournées de leur mobilisation et de leur riposte continue à l’agression américano-sioniste, d’autant plus que, par deux fois, les États-Unis ont attaqué l’Iran alors que des négociations étaient en cours. Hier, l’Iran, qui invoque son droit légitime à se défendre contre l’agression américano-sioniste sur son territoire, a annoncé le lancement de la 80e vague de l’opération « Véritable Promesse 4 », en soutien à la Résistance libanaise et à la population du Sud-Liban. L’opération visait des sites stratégiques dans le nord de la Palestine occupée et des bases militaires américaines dans la région. Dans la même journée, les médias sionistes ont confirmé que les forces armées iraniennes ont lancé une nouvelle salve de missiles vers l’entité sioniste, touchant 30 sites avec des munitions à fragmentation. Les systèmes de défense aérienne sionistes rencontrent des difficultés pour intercepter les drones libanais et les missiles iraniens, dans un contexte de critiques à l’encontre de l’armée sioniste et d’incertitudes quant à l’épuisement de ses stocks. Le journal sioniste Maariv a reconnu que la Résistance libanaise reste « active et capable de lancer des roquettes, même profondément en territoire israélien, et ne tire pas sans discernement », ajoutant que « le régime iranien sortira renforcé de cette confrontation, voire victorieux ». D’autre part, le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a déclaré, hier, que l’Iran surveille de près les mouvements américains dans la région, notamment les déploiements de troupes.
Il a mis en garde les États-Unis contre toute escalade de leurs activités militaires dans la région. Dans un message publié sur la plateforme « X », en allusion aux informations sur une invasion terrestre en Iran par les troupes américaines, Baqer Qalibaf a déclaré que les erreurs des généraux ne peuvent être corrigées par les soldats; au contraire, ces derniers en paieront le prix. Plus tôt, mercredi, l’armée iranienne avait annoncé avoir ciblé le porte-avions américain USS Abraham Lincoln avec des missiles de croisière côtiers. Le même jour, le commandant de la marine iranienne, l’amiral Shahram Irani, a déclaré que la marine iranienne maintenait un contrôle strict sur le détroit d’Ormuz, soulignant que les mouvements du porte-avions étaient constamment surveillés. L’amiral Irani a ajouté que toute incursion du porte-avions à portée des systèmes de missiles iraniens entraînerait des frappes navales dévastatrices, adressant ainsi un avertissement clair aux États-Unis. La semaine dernière, l’armée iranienne a ciblé le porte-avions américain USS Abraham Lincoln à l’aide de missiles, le contraignant à se retirer de la zone. En même temps, la situation continue de se dégrader sur le site de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, selon le directeur général de Rosatom, Alexeï Likhatchov, qui a affirmé qu’une nouvelle frappe a touché, le 24 mars, la zone située à proximité immédiate du réacteur n°1 actuellement en service, sans faire de victimes. Hier, les autorités iraniennes ont annoncé hier la mort de civils suite à l’agression américano-sioniste qui a ciblé plusieurs régions du pays. Les mêmes sources indiquent que la défense aérienne a intercepté des cibles hostiles aux alentours de la capitale, Téhéran. Les observateurs honnêtes font remarquer que la situation en Iran n’évolue pas selon le scénario américain et que c’est l’Iran qui a l’initiative. Les experts sérieux ne cessent d’affirmer que la guerre lancée par les dirigeants américano-sionistes contre l’Iran n’a ni but, ni calendrier, ni plan, d’où l’impasse dans laquelle ils se trouvent.
M. R.
















































