Comme on pouvait s’y attendre, la 19e édition des Jeux méditerranéens, prévue initialement pour l’été 2021, a été officiellement reportée pour l’année suivante. Tous les indices montraient d’ailleurs que cet évènement régional, que l’Algérie abrite pour la deuxième fois de son histoire, allait connaître ce sort, surtout après le report des jeux olympiques de Tokyo pour l’année prochaine à cause de la pandémie du coronavirus qui frappe toute la planète.
Il faut dire que l’ajournement des jeux méditerranéens peut être considéré comme un mal pour un bien pour les organisateurs de cette manifestation sportive régionale. En effet, les observateurs sont unanimes à dire que sur le terrain, la capitale de l’Ouest du pays n’était pas tout à fait prête pour accueillir ce rendez-vous, et ce, en dépit de tous les efforts consentis pour la circonstance. Déjà, il a fallu l’intervention des pouvoirs publics pour débloquer des sommes d’argent supplémentaires pour relancer les travaux au niveau des chantiers des différentes infrastructures sportives lancées en prévision des jeux, ainsi que celles du village méditerranéen.
Cela n’a pourtant pas suffi pour que les chantiers en question retrouvent leur rythme de croisière, puisqu’il ne se passe pas un mois sans que l’on annonce une interruption des travaux de la part notamment des sociétés chinoises chargées de la réalisation des deux grandes infrastructures suscitées
Côté infrastructures de base, la ville, qui certes n’a pas de problème d’hébergement grâce à son parc hôtelier, n’a pas encore achevé la réhabilitation de son réseau qui ne cesse de se détériorer. Aussi, le projet de l’extension du tramway est désormais relégué aux calendes grecques, sans parler du chantier du nouvel aéroport international dont la livraison est reportée de date à une autre.
C’est donc toute une série de chantiers qui n’est pas encore achevée. Ce report permettra ainsi aux organisateurs de prendre leur temps, et réfléchir aux solutions tout en évitant les couacs du passé. Avec le coronavirus et la chute drastique des cours de pétroles, la situation économique du pays n’est pas au top. D’ailleurs, dernièrement le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a donné des instructions aux différents ministères afin d’opter pour l’austérité et limiter les dépenses pour faire face à cette crise. Du coup, l’aide de l’État, qui mise beaucoup sur cette manifestation pour revenir sur la scène internationale avec une meilleure image, fera avancer beaucoup de projets. Ainsi, sans l’apport des pouvoirs publics, Oran ne sera jamais prête pour ce rendez-vous. Ce report devrait ainsi permettre aux organisateurs de reculer pour mieux sauter.
Hakim S.