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Rapport dithyrambique

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Il est des relations bilatérales qui évoluent sereinement, sans faire de bruit et qui ne changent pas au gré du vent. Celles qui nous lient à la Chine figurent dans cette catégorie. Les partenaires chinois sont connus pour leur pragmatisme. Leur taoïsme aussi. Mais cela n’explique pas tout à l’heure où le monde bascule dans ce qui s’apparente à un nouvel ordre international. Les graves turbulences qu’il traverse chamboulent les liens entre les États – les ensembles d’États ne sont pas dispensés – et fragilisent leurs relations. L’Algérie et la Chine, entre autres, font exception. Deux partenaires stratégiques qui marchent presque sur l’eau. Un rapport d’un think tank basé à Bucarest épouse cette opinion. Pas la moindre éraflure n’a été décelée dans le texte soigneusement élaboré par l’Institut politique et économique du Moyen-Orient (Middle East Political and Economic Institute – –MEPEI). Le groupe de réflexion roumain est parti sur la base du fameux projet la Ceinture et la Route (Route de la Soie). Une initiative qui prône le partage comme valeur suivant le principe gagnant-gagnant, des partenariats mutuellement bénéfiques, le tout en respect de la souveraineté et des affaires internes des partenaires. Des valeurs, par ailleurs, chères au père fondateur de la philosophie chinoise. À savoir, Confucius, dont un institut a été crée en Algérie en septembre 2025. Les deux pays ont, aujourd’hui, passé outre les secteurs traditionnels dans leur coopération. Abordant le vif du sujet, ce rapport évoque les nouvelles opportunités de coopération entre les deux pays dans les domaines de l’agriculture axée sur la technologie, l’agriculture verte, l’agriculture axée sur la qualité et l’agriculture axée sur la marque. « Ces quatre piliers de l’agriculture forment un cadre de coopération complet : la technologie vise à améliorer l’efficacité de la production ; l’agriculture verte se concentre sur le développement durable ; l’agriculture de qualité vise l’harmonisation des normes ; et l’agriculture de marque est orientée vers l’expansion du marché », souligne le document. Un axe de coopération qui reste dans les clous de « la coopération internationale de haute qualité dans le cadre de la Ceinture et la Route », précise le document. Citant les propos du vice-ministre des Affaires étrangères et Coordinateur du Comité consultatif chinois, la réflexion relève trois observations pour placer la coopération algéro-chinoise dans le contexte d’actualité. Mais aussi pour dire les vertus de l’initiative chinoise. Premièrement, le monde traverse une phase d’« évolution accélérée d’une transformation séculaire » ; deuxièmement, le système et l’ordre international d’après-guerre sont confrontés à des « défis sévères » ; troisièmement, le système commercial multilatéral a subi de « graves dommages ».

Farid Guellil

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