Quelle stratégie d’aide adopter ?

L’expérience prouve que pour réussir, les PME doivent pouvoir bénéficier non seulement de conditions d’ensemble propices au développement de leurs activités, mais aussi de structures de soutien efficaces. Les organismes d’aide aux entreprises doivent fonctionner comme des entreprises commerciales accordant la priorité aux besoins de leur clientèle, dotées d’un personnel compétent et digne de confiance et capables de s’adapter en permanence à la demande en constante évolution du secteur privé. Pour que les PME puissent être innovantes et compétitives, elles ont besoin de services de soutien capables de leur fournir une assistance dans les principaux domaines de la gestion d’entreprise (comptabilité, gestion, technologies de l’information et des communications (TIC), etc)., mais aussi dans les domaines de l’analyse et de la prospection de marchés, du développement et de l’amélioration des produits, de la mise en conformité avec les normes en vigueur, de l’assurance-qualité et de la certification. La constitution de pôles d’activité, de même que la mise en relation avec des investisseurs étrangers, est un moyen d’aider les PME à surmonter leurs handicaps, à générer des économies grâce au regroupement géographique et à mieux s’intégrer dans les chaînes de l’offre au niveau mondial. C’est en encourageant la diffusion et la mise en commun de pratiques exemplaires que l’on peut espérer que celles-ci auront des retombées positives sur les entreprises locales, en termes de transmission de compétences et de connaissances dans le domaine de la gestion. À terme, le secteur privé devrait jouer un rôle de plus en plus actif dans ce processus et devenir le principal prestataire de services dans ce domaine.
Aussi, les donneurs doivent placer le développement des PME au cœur de leur stratégie pour pouvoir atteindre les OMD et appuyer activement le développement de l’investissement et des entreprises. Mais rien ne permet de savoir avec certitude si leurs efforts permettront d’éliminer les goulots d’étranglement dénoncés par le secteur privé, ni si leur action est suffisamment bien coordonnée pour que son efficacité soit garantie. Il convient que les donneurs adoptent une démarche plus stratégique vis-à-vis des PME, encouragent la participation du secteur privé à la conception et à la mise en œuvre de l’action gouvernementale, donnent une ampleur supplémentaire à leur soutien et l’intègre dans les stratégies de développement du secteur privé définies au niveau national. Les pays de l’OCDE peuvent concourir à la diffusion des pratiques exemplaires et au renforcement des capacités (mise en place d’institutions, formulation et évaluation de stratégies, dialogue sur les politiques à suivre), mais aussi à l’instauration, au niveau international, d’un environnement propice au développement grâce à une mobilisation visant à améliorer la cohérence des politiques.Par ailleurs, les partenaires internationaux ont intérêt à mener le cycle des négociations commerciales multilatérales de Doha à son terme,Ò de façon à insuffler un élan décisif à l’activité économique et à ouvrir plus largement les perspectives offertes aux PME.
Synthèse I. B.

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