Accueil ACTUALITÉ PROJETS MINIERS : Une transformation qui dynamise l’économie

PROJETS MINIERS : Une transformation qui dynamise l’économie

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Plusieurs experts ont salué les orientations données par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune lors du dernier Conseil des ministres, concernant les projets en cours de réalisation dans le secteur minier, estimant que la transformation qualitative que connaît le secteur lui permet de jouer un rôle clé dans la diversification de l’économie nationale. Dans ce cadre, l’économiste Abdelkader Slimani a salué les orientations du président de la République visant à diversifier l’économie nationale par la valorisation des ressources minières et minérales, notamment à travers le projet de zinc-plomb d’Oued Amizour, le projet de mine de fer de Gara Djebilet et le projet de phosphate à Bled El-Hadba (Tébessa), permettant à l’Algérie de s’ériger en pôle international dans l’industrie des engrais, en plus de la transformation du Port d’Annaba en hub portuaire central en Méditerranée pour l’exportation du phosphate. Il a également relevé le caractère stratégique du projet de mine de zinc-plomb d’Oued Amizour, au regard de ses réserves qui dépassent les 34 millions de tonnes et de sa capacité à couvrir les besoins nationaux en diverses matières premières essentielles aux industries minières et de transformation. Concernant la ligne ferroviaire minière Bled El-Hadba-Oued Kebrit-Port d’Annaba, l’expert a indiqué qu’elle jouera un rôle majeur dans l’exportation du phosphate et des engrais et la réduction de la dépendance aux hydrocarbures, avec la création d’une dynamique de développement économique et d’investissement le long de la ligne. Pour sa part, le professeur d’économie à l’Université de Tizi-Ouzou, Brahim Guendouzi, a mis en avant l’importance du projet intégré d’extraction du phosphate compte tenu de la demande croissante pour les engrais sur les marchés internationaux, estimant que la transformation du Port d’Annaba en port spécialisé dans l’exportation des produits miniers insufflera une nouvelle dynamique à l’ensemble du secteur des mines en Algérie. Ce secteur, a-t-il dit, aura un impact considérable sur la relance de plusieurs filières industrielles dans un avenir proche, grâce à l’énorme capacité de production de fer à Gara Djebilet et de zinc et de plomb à Béjaïa, qui permet à l’Algérie d’orienter d’importantes quantités vers l’exportation, mettant en évidence la complémentarité entre ces projets et les infrastructures ferroviaires, qui offrent des capacités de transport à coûts raisonnables. De son côté, l’enseignant universitaire et expert en énergie, Ali Cheknane, a évoqué les grandes mutations enregistrées dans le secteur des mines ces dernières années, soulignant l’importance de l’exploitation minière dans le processus de transition énergétique. La stratégie nationale mise en œuvre dans le secteur minier, où d’importants investissements sont consentis, vise à donner un nouveau souffle à l’industrie nationale, tout en assurant la disponibilité des matières premières indispensables localement, a-t-il fait observer. Il a, par ailleurs, relevé que le réseau de transport ferroviaire constitue un pilier essentiel pour booster l’économie, car il facilite le transport de matières premières sur de longues distances, de manière sûre et à moindre coût, tout en ouvrant des perspectives de développement dans les régions à proximité.
Sarah O.

L’EXPERT AREZKI ZERROUKI :
« La clé de voûte de l’autosuffisance de l’industrie nationale »

Dans son passage à la Radio algérienne, l’expert en mines, Arezki Zerrouki, a estimé que le développement du secteur minier permettra à l’Algérie de sortir de la dépendance, car il constitue la clé de voûte de l’autosuffisance des secteurs industriels. Avec le projet de la mine de fer de Gara Djebilet ou encore celui de la mine de phosphate de Bled El- Hadba, située dans la wilaya de Tébessa, l’Algérie est en train de sortir de la dépendance. « Il n’y a pas un secteur qui ne dépende pas du secteur minier. Que ce soit les agrégats pour la construction, ou bien les engrais pour l’agriculture, la filière chimie, la sidérurgie, ou encore la fabrication des tôles nécessaires pour l’industrie », a-t-il déclaré. Insistant sur l’impératif de développer les services miniers. « En Afrique, les services miniers constitues un problème très important, car il n’y a pas de sociétés dédiées à cette mission », a-t-il soutenu, avant d’ajouter : « Ce n’est pas le cas du secteur pétrolier qui a énormément d’entreprises de services ».
S. O.

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