Un des grandioses défis énergétiques dans le pourtour méditerranéen, inscrit depuis longtemps sur les tablettes du gouvernement, le méga projet Desertec, est sur la bonne voie de concrétisation.
En effet, aux dernières nouvelles, l’Algérie et l’Allemagne ont signé un accord préliminaire portant réalisation de ce projet que beaucoup d’autres pays ont tenté d’arracher. C’est le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab qui en a fait l’annonce, hier, sur les ondes de la chaîne 1 de la Radio algérienne. Intervenant à l’émission « L’invité du matin », Arkab dira que le projet d’énergie solaire Desertec « a connu de grands progrès au cours de la dernière période, et que l’accord initial a été signé au début de ce mois». Chose dite, chose faite. Début mars dernier, c’est le même ministre qui avait rassuré quant à la conclusion d’un accord initial durant le mois courant. Cet accord intervient au bout de plusieurs mois de négociation entre l’Algérie et l’Allemagne, dont le maître d’ouvrage est représenté respectivement par Sonelgaz et le consortium DII Desert Energy. Ce projet est d’une consistance gigantesque en matière de production d’électricité à partir de l’énergie solaire sous l’œil bienveillant du Désert algérien. D’une capacité de production de 1 000 Mégawatts d’électricité, la réalisation de ce projet éco-énergétique d’envergure aura à combler une bonne partie des besoins de l’Algérie pour les trois prochaines années, à savoir 4 000 MW.
Au-delà des besoins en électricité, le projet Desertec s’inscrit dans le cœur de la nouvelle orientation énergétique de l’Algérie qui va graduellement dans l’après-pétrole. « Le projet d’énergie solaire Desertec n’est qu’un projet qui s’inscrit dans le cadre d’une stratégie énergétique nationale en cours de préparation en coordination avec plusieurs ministères, et cette stratégie sera présentée prochainement », indique, à ce titre, le ministre.
F. G.