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PROCÈS DE L’ANCIEN DG DE LA RÉSIDENCE D’ÉTAT DU SAHEL : Melzi, Sellal et Ouyahia encourent de lourdes peines de prison

Le procureur de la République près le pôle pénal financier du tribunal de Sidi M’hamed a requis une peine de 12 années de prison ferme, à l’encontre de l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, 8 ans de prison ferme à l’encontre de Abdelmalek Sellal et 7 ans à l’encontre de Abdelhamid Melzi, ex-PDG de la Société de gestion des résidences d’État du Club des Pins.

Ce dernier, considéré comme la boîte noire du système mis en place par le frère de l’ancien président de la République, est poursuivi pour blanchiment d’argent, dilapidation de deniers publics, abus de fonction, trafic d’influence et passation de contrats en violation du code des marchés publics. Il a choisi, comme stratégie de défense, de se défausser sur d’autres personnes en citant tantôt Saïd Bouteflika ou encore l’ancien commandant de la Gendarmerie nationale le général Ghali Belkecir, sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par le tribunal militaire de Blida pour haute trahison.
Il a tenté par tous les moyens, au même titre que ces co-accusés, les deux anciens premiers ministres, de remettre en cause la régularité du procès ou en plaidant l’inconstitutionnalité du procès en raison de leur ancien statut.
L’ancien directeur d’Air Algérie, Allache Bekhouche ainsi que Chouder Ahmed ancien patron d’Algérie Telecom et Cheriet Fouad ancien directeur de la résidence d’État Sahel, ont également adopté la même stratégie de défense en tentant de se disculper des charges retenues contre eux tantôt par le mutisme ou tantôt en rejetant la responsabilité sur d’autres parties. Plusieurs membres de la famille de l’ancien patron de la résidence d’État sont également poursuivis pour les mêmes charges et encourent des peines de prison ferme allant de 3 à 4 ans de prison ferme assortie d’une amende, conformément au réquisitoire du procureur de la République. Il faut rappeler, dans ce cadre, que le nom de Abdelhamid Melzi est cité dans d’autres affaires notamment celle liée à sa gestion de l’entreprise Société d’investissement hôtelier (SIH).
Écroué depuis le mois de mai 2019, il a toujours tenté de se présenter comme la victime d’un complot fomenté par l’ancien patron de la Gendarmerie nationale Ghali Belkecir, aujourd’hui en fuite, ou encore de simple exécutant d’odres venus d’en haut, notamment de Saïd Bouteflika, qu’il a cité aussi bien durant l’instruction que le procès.
Le verdict sera rendu dans les prochaines heures. À noter que les deux anciens Premiers ministres, Ouyahia et Sellal, qui purgent des peines de prison dans le cadre d’autres affaires, encourent de lourdes peines de prison dans cette affaire.
Slimane B.