PRISONNIERS POLITIQUES DE GDEIM IZIK : Le Réseau des journalistes algériens sonne l’alarme

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Face à la dégradation alarmante de l’état de santé de neuf prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim depuis le 23 septembre 2026, le Réseau des journalistes algériens solidaires avec la lutte du peuple sahraoui hausse le ton.
Dans une déclaration rendue publique le 11 octobre à Alger, il exige leur libération immédiate et inconditionnelle, ainsi qu’une prise en charge médicale urgente, tout en appelant à une mobilisation internationale pour éviter une issue tragique. Le Réseau des journalistes algériens solidaires avec la lutte du peuple sahraoui a exprimé sa vive préoccupation face à la situation des neuf prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik, détenus dans les prisons marocaines et engagés dans une grève de la faim depuis le 23 septembre dernier. Dans sa déclaration de solidarité, le réseau dénonce le refus persistant des autorités d’occupation marocaines de répondre aux revendications légitimes des détenus, alors que leur état de santé se dégrade dangereusement. Face aux risques qui pèsent sur leur vie, les journalistes algériens réclament leur libération immédiate et sans condition, ainsi que leur accès urgent à des soins médicaux appropriés. Ils insistent sur la nécessité de préserver leur intégrité physique et de mettre un terme aux souffrances qu’ils endurent quotidiennement. Réaffirmant le caractère pacifique et légitime du combat des prisonniers sahraouis, le réseau exprime sa solidarité totale avec eux, considérant leur grève de la faim comme un ultime moyen de faire entendre leur voix et de défendre leur dignité. Cette action constitue, selon les signataires, un cri d’alarme qui ne saurait être étouffé par le silence ou l’indifférence.

L’ONU et les États-Unis interpellés
Dans leur déclaration, les membres du réseau interpellent directement les acteurs internationaux impliqués dans le processus de règlement de la question du Sahara occidental, notamment l’Organisation des Nations unies (ONU) et les États-Unis. Ils les appellent à sortir de leur silence et à prendre des mesures concrètes pour empêcher une issue tragique. Le réseau rappelle que le respect des droits humains, la protection du droit à la vie et la sauvegarde de la dignité humaine ne peuvent être sacrifiés au profit de considérations politiques ou de calculs diplomatiques. Il appelle également à la mobilisation urgente d’un vaste mouvement de solidarité internationale en faveur des neuf détenus. Les journalistes algériens réclament, en outre, la mise en œuvre effective des recommandations formulées en 2023 et en 2026 par le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire et le Comité contre la torture, notamment celles relatives à la libération des prisonniers, conformément aux démarches et revendications évoquées dans la déclaration. Le réseau tient les autorités d’occupation marocaines pour pleinement responsables de la vie et de l’intégrité physique des neuf détenus. Il les exhorte à répondre sans délai à leurs revendications, à garantir leur accès aux soins nécessaires et à mettre fin à toute pratique susceptible d’aggraver leur état de santé.

Un appel à une mobilisation internationale
Cette prise de position intervient dans un contexte de multiplication des appels à la solidarité avec les prisonniers sahraouis. Le Comité palestinien de solidarité avec le peuple sahraoui a également lancé un appel humanitaire urgent à plusieurs responsables et instances internationales, dont le secrétaire général de l’ONU, son Envoyé personnel pour le Sahara occidental, le pape Robert Francis Prevost, le secrétaire général de la Ligue arabe, le président de l’Union africaine et le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Le comité demande une intervention immédiate pour protéger les grévistes de la faim, leur assurer les soins médicaux nécessaires et améliorer leurs conditions de détention. Il réclame, à son tour, leur libération immédiate, totale et inconditionnelle. Pour le Réseau des journalistes algériens solidaires avec la lutte du peuple sahraoui, l’enjeu dépasse désormais les considérations politiques : il s’agit de préserver des vies humaines. Les signataires rappellent que le combat des détenus s’inscrit dans la revendication du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, à la liberté, à la dignité et à l’indépendance. Ils avertissent que toute indifférence face à leur situation constituerait un renoncement aux principes universels des droits humains. Alors que la grève de la faim se poursuit, le réseau algérien appelle à une réaction urgente pour mettre fin au calvaire des neuf prisonniers et empêcher une issue irréversible. Leur libération, insiste-t-il, ne peut plus être reportée.
M. Seghilani