à l’instar d’autres wilayas du pays, celle de Constantine a annoncé une batterie de mesures de nature à éviter, autant que faire se peut, la naissance du moindre cas à même d’être à l’origine d’un potentiel foyer de propagation mais aussi freiner sa progression, au cas où, par une campagne de prévention à la hauteur des risques qui en découlent. Rappelons que la ville des ponts et les autres à sa périphérie immédiate n’ont jusque-là enregistré que deux cas (une mère et son enfant) dont la suspicion a été rapidement levée après des résultats d’analyses qui se sont avérées négatives.
Le wali a donc présidé une réunion avec les membres de l’exécutif, des élus à laquelle ont été associés deux directeurs d’œuvres universitaires (Constantine, El-Khroub et Aïn el bey). L’objet de la rencontre concernait évidemment la mise en place d’un dispositif de prévention condamné à prouver son efficacité Ainsi, a-t-il été retenu comme mesures primaires essentielles l’installation d’une cellule de suivi et prévention dont la mission essentielle serait déjà de prévenir, si tant est qu’il serait imposé par la réalité du terrain, une quelconque propagation du virus avec cette ultime conviction qui consiste à ce que la population en soit réellement consciente soulignant pour cela la nécessité de multiplier les campagnes de sensibilisation. Le wali, incitant les membres présents à ce que tout soit mis en œuvre notamment les moyens d’information et de communication pour que les mesures prises connaissent l’effet escompté. Il s’agit de multiplier les supports écrits (prospectus) de communication, les écrans géants où devront être diffusés, de manière ininterrompue, des clips, spots et slogans en ce sens. Le wali n’a pas manqué de mettre en évidence la tiédeur en la matière des responsables locaux censés y répondre es-qualité et prendre l’initiative. En ce qui concerne les lieux de rassemblement, il y a quand même lieu de noter la retenue, voire la frilosité du premier responsable de la wilaya à plus de rigueur à l’encontre des espaces ciblés. En effet, cafés, fast-foot et restaurants, où la concentration humaine est la plus forte gagneraient à suspendre leurs activités au même titre que les moyens de transport collectif tels les taxis. Or, le wali n’a recommandé que le nettoyage permanent des lieux et une multiplication des rotations de véhicules chargés du ramassage des déchets ménagers (ordures). Il aurait donc fallu attendre que la décision soit prise en haut lieu pour que soit suivi celle (décision) de fermer les souks hebdomadaires autant ceux des véhicules, des denrées alimentaires, bétail, cybercafés, etc…
Pour l’anecdote, cette organisation très officielle voulue par le wali est loin d’avoir la cohérence que veulent lui donner les acteurs impliqués. En effet, en fin de matinée d’hier et à la faveur d’un «direct » à la radio locale, des représentants de l’exécutif et d’opérateurs économiques n’ont pas arrêté de se contredire et se contrarier sur l’improvisation de certaines mesures prises, des risques de dysfonctionnements. En clair de l’approximation de la démarche voulue.
Med R.D.