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3 mars 2024
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Présidentielle tunisienne : vers un taux de participation supérieur à celui du premier tour

Les électeurs tunisiens se sont rendus, hier aux urnes, pour arbitrer le dernier round du duel Marzouki Essebsi, candidats pour occuper le siège de Carthage, les cinq années à venir. Deux heures après l’ouverture des bureaux de vote, l’Isie a annoncé un taux de participation de 14,04%. Au premier tour du scrutin de cette présidentielle, le patron de Nidaa Tounès est venu en tête des résultats, avec 39, 46 %, dépassant son rival, de plus de 6%, lequel le candidat-président provisoire sortant, Marzouki, a obtenu 33,43% de voix.
Près de 5,3 millions d’électeurs inscrits ont été invités, hier, à se rendre aux urnes pour départager les deux candidats à cette présidentielle, la première qui se tient après la promulgation, février dernier, de la nouvelle Constitution tunisienne. L’instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) annoncera, demain mardi, ses résultats préliminaires et donnera le nom de celui qui sera le premier président de la 2ème République. Les résultats officiels du scrutin sont attendus, s’il n’y a pas de recours, le 28 du mois courant, et le 12 janvier prochain, si le perdant dépose un recours irréfutable. Aussi, en cas d’égalité entre les deux concurrents en question, c’est le plus âgé qui sera proclamé président de la Tunisie par l’Isie et dans ce cas de figure, ça sera Béji Caïd Essebsi, qui a 88 ans et lequel est donné favori de cette présidentielle. Les décantations générées par les dernières législatives tunisiennes, scrutin qui a donné la première place, en nombre de siège obtenus au parti d’Essebsi devant Ennahda, suivies de celles engendrées par le premier tour de la présidentielle. Celui-ci a accordé la troisième place, après Marzouki, au candidat du Front populaire. Outre la portée et la teneur politique relatives à ces résultats précités, ayant changé la carte politique en Tunisie, la victoire de celui des deux candidats -Merzouki/Essebsi- de ce second tour de cette présidentielle et le taux de voix obtenus apporteront d’autres décantations.
Elles seront traduites notamment par le cours et la nature des tractations pour la formation du nouveau gouvernement, sur fond des tractations opérées et à venir entre Nidaa Tounès et le mouvement d’Ennahda, ainsi que par les membres qui vont constituer ce gouvernement. Le prochain président, outre qu’il marque la fin de la phase transitoire en entamant son mandat à la tête de la présidence du pays, héritera des dossiers que les dirigeants de la période transitoire n’ont pas réussi à traiter. Si le premier tour de l’élection présidentielle a révélé un bloc silencieux pour des raisons multiples, le taux de participation au second tour a été, hier en début d’après-midi, de 31% pour l’ensemble de la Tunisie et de 19% pour le vote à l’étranger. Dépassant ainsi celui enregistré à la même heure, lors de la tenue du premier tour. Ce qui permet de conclure que le taux de participation au scrutin du second tour de cette présidentielle sera, sans aucun doute, élevé par rapport à celui enregistré au premier tour. Quelques heures après l’ouverture des bureaux de vote, l’Isie a annoncé qu’a 10 heures du matin, le taux de participation en Tunisie était de 14,04%, et qu’à l’étranger de 17,03%. Rappelons que le vote des Tunisiens établis à l’étranger s’est déroulé dans 43 pays et dans de «bonnes conditions», selon les déclarations émises, hier, par les membres de l’Isie. Avant la tenue, hier, de ce second tour, les deux candidats se sont affrontés pendant leurs campagnes électorales respectives par un ton «dur» à travers des attaques virulentes de déclarations et contre-déclarations, dont l’objectif était de dénigrer l’adversaire. Phase qui laissera ses traces, notamment au sein de la société tunisienne, dont les premières réactions du gagnant comme celles du perdant après l’annonce des résultats sont «curieusement», attendues par les Tunisiens.
Malgré une transition difficile de près de 4 ans marquée, notamment, par des actes terroristes et l’essor de groupuscules armés, en plus des tensions entre les acteurs politiques et celles de nature sociale sur fond des problèmes économiques du pays, les Tunisiens sont arrivés à dépasser cette transition. Le président qui sortira des urnes de ce deuxième tour est attendu par les Tunisiens sur deux questions essentielles. La consolidation de la sécurité et la stabilité du pays en s’attaquant politiquement au terrorisme et répondre aux attentes socioéconomiques des Tunisiens, par la relance effective de l’activité économique pour réduire le nombre de chômeurs, qui touche notamment les Tunisiens diplômés.
Karima Bennour

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