Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine El-Mahdi Oualid, a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner les investissements et les efforts de développement de la filière avicole, secteur stratégique pour la sécurité alimentaire nationale.
Lors de sa visite au 3e Salon international de l’aviculture, aliments de bétail et vétérinaires (AgroSétif), le ministre a mis en avant les mesures destinées à sécuriser l’approvisionnement en intrants, à préserver l’équilibre des prix et à renforcer la protection sanitaire du bétail. Après avoir visité les différents pavillons du salon et écouté les préoccupations des exposants, Oualid a évoqué les dispositions prises sous l’égide de son Département, notamment la fourniture urgente, fin 2025, de maïs en grain et les mesures arrêtées pour éviter toute perturbation dans l’approvisionnement de cette matière première essentielle. Il a souligné que des efforts étaient en cours pour constituer une réserve stratégique afin de prévenir toute tension à l’avenir, rappelant que l’aviculture contribue de manière significative à la sécurité alimentaire du pays, emploie de nombreux jeunes et assure l’accès à une viande blanche à des prix abordables pour le consommateur algérien. Il a ajouté que ses services œuvrent continuellement à maintenir des équilibres permettant de garantir des prix satisfaisants pour le citoyen tout en assurant la durabilité de l’activité et en évitant des pertes pour les investisseurs du secteur. Selon lui, cet équilibre « est fortement lié à la fourniture des intrants, en particulier le maïs en grain». Il a également affirmé que son département s’attelait à impliquer les acteurs de la filière avicole dans la prise de décision et au sein des différentes commissions concernées.
Renforcer la protection sanitaire et structurer la profession vétérinaire
Le ministre a, par ailleurs, annoncé une série de mesures visant à consolider la protection sanitaire du cheptel. Parmi elles figure la mise en place d’un cadre réglementaire autorisant l’ouverture de laboratoires d’analyses spécialisés dans la santé animale et végétale, une initiative qui ouvre des perspectives prometteuses en matière d’emploi pour les ingénieurs et diplômés des facultés de biologie et autres spécialités. Concernant les vétérinaires, Oualid a révélé que des travaux étaient en cours pour renforcer leur rôle à travers la création d’un ordre des vétérinaires. Cette démarche devrait, selon lui, contribuer à résoudre de nombreux problèmes et permettre à cette catégorie professionnelle de devenir une véritable force de proposition au service du développement de la filière.
Sarah O.










































