Accueil ACTUALITÉ PALESTINE OCCUPÉE : Fermeture d’« El-Aqsa » et vagues d’arrestations en Cisjordanie 

PALESTINE OCCUPÉE : Fermeture d’« El-Aqsa » et vagues d’arrestations en Cisjordanie 

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Pour le troisième jour consécutif, les forces sionistes ont maintenu la fermeture de la mosquée El-Aqsa à El-Qods, empêchant les fidèles d’y accéder sous prétexte d’état d’urgence. Les forces de sécurité israéliennes étaient massivement déployées autour de la vieille ville et de ses portes, interdisant l’accès aux cours de la mosquée. Samedi matin, l’armée sioniste avait contraint les fidèles à quitter les lieux et empêché la célébration des prières du soir et des Tarawih, marquant le début d’un durcissement des restrictions coïncidant avec le lancement par Israël et les États-Unis d’une opération militaire contre l’Iran. Dans la foulée une vaste campagne d’arrestations a été menée dans différentes régions de la Cisjordanie. Quarante-quatre Palestiniens ont été arrêtés, dont neuf enfants, une adolescente et d’anciens détenus. Ces opérations surviennent pendant le mois sacré de Ramadhan, ce qui a été dénoncé par les autorités palestiniennes comme un manque de respect pour ce temps religieux. Selon l’Agence de presse officielle palestinienne WAFA, les arrestations ont ciblé plusieurs villes et camps de réfugiés, notamment dans le nord de la Cisjordanie. À Naplouse, les camps d’Askar ancien et nouveau ainsi que plusieurs villages ont été perquisitionnés et huit Palestiniens ont été arrêtés. À Qalqilya, quatre personnes ont été arrêtées, dont une adolescente et d’anciens prisonniers, après des raids dans la ville et le village de Hableh. À Tulkarem, sept Palestiniens ont été appréhendés après perquisitions dans plusieurs villages et quartiers transformés en points d’interrogatoire. À Ramallah et Al-Bireh, 12 Palestiniens, dont neuf enfants, ont été arrêtés lors de raids accompagnés de tirs à balles réelles. À El-Khalil, treize Palestiniens ont été appréhendés. Mustafa Barghouti, secrétaire général du Mouvement de l’Initiative nationale palestinienne, a dénoncé la situation en déclarant que « l’armée israélienne a transformé la Cisjordanie en ce qui ressemble à des ‘prisons à ciel ouvert’, avec des centaines de barrages et de points de contrôle ». Il a ajouté que cette politique entraîne une paralysie des services de santé et d’éducation, perturbe gravement l’économie palestinienne et complique les déplacements entre villes et villages. Certaines localités palestiniennes sont privées des services les plus élémentaires, et le morcellement de la Cisjordanie par les barrages équivaut à un couvre-feu de facto, aggravant les conséquences humanitaires et économiques. Depuis le début de la guerre sioniste à Ghaza en octobre 2023, qui dure désormais depuis deux ans, les agressions sionistes en Cisjordanie se poursuivent, incluant assassinats, arrestations, déplacements forcés et expansion des colonies, dans le but d’imposer des faits nouveaux sur le terrain. Selon les autorités palestiniennes, plus de 1 118 Palestiniens ont été tués depuis le début de cette guerre, environ 11 700 ont été blessés et près de 

22 000 ont été arrêtés en Cisjordanie, y compris à El-Qods.

Le bilan des victimes à Ghaza continue de s’alourdir

Les forces d’occupation israéliennes ont poursuivi hier leurs violations du cessez-le-feu dans le secteur de Ghaza pour le 142è jour consécutif, en menant des raids aériens et des bombardements d’artillerie dans plusieurs zones du territoire. Selon des sources locales, les avions israéliens ont ciblé des positions à l’est de la ville de Khan Younès, au sud du secteur, ainsi qu’à l’est de Deir el-Balah, au centre de Ghaza. Ces frappes ont été accompagnées de tirs intenses provenant de véhicules israéliens postés derrière ce qui est appelé la « ligne jaune ». La « ligne jaune » est une frontière fictive, établie temporairement dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu. Elle sépare les zones de déploiement des forces israéliennes, couvrant environ 53 % de la superficie orientale du secteur, des zones où les Palestiniens sont autorisés à se déplacer à l’ouest. Dans le nord du secteur, l’artillerie israélienne a frappé les quartiers est de la ville de Ghaza, notamment Ez-Zeitoun, Chujaiya et At-Tuffah, en parallèle de tirs intenses des véhicules militaires. Les bombardements ont également touché les zones situées à l’est et au nord de la ville de Beit Lahiya. Le ministère palestinien de la Santé a annoncé que le bilan des victimes de la guerre sioniste sur le secteur de Ghaza a atteint 72 097 martyrs et 171 796 blessés depuis le 7 octobre 2023, alors que les conséquences de la guerre continuent d’affecter la population et les infrastructures sanitaires. Dans son rapport statistique quotidien, le ministère précise que les hôpitaux du secteur ont accueilli, au cours des dernières 24 heures, un mort et cinq blessés. Un nombre indéterminé de victimes reste encore sous les décombres ou sur les routes, tandis que les équipes de secours et de la défense civile peinent à accéder à ces zones en raison de la situation sur le terrain. Depuis le cessez-le-feu du 11 octobre, le total s’élève à 630 morts et 1 698 blessés, avec 735 personnes retrouvées parmi les décombres. Ces chiffres illustrent, selon le rapport, l’ampleur des pertes humaines et les dangers persistants qui menacent les civils, dans un contexte où le système de santé local fait face à une pénurie critique de ressources et d’équipements.

M. S.

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