Des villes pakistanaises ont connu, dimanche, des manifestations contre l’agression américaine et israélienne de l’Iran et l’assassinat de son Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei. Dans la capitale, Islamabad, au moins trois manifestants ont été tués et 56 autres, dont des forces de l’ordre, ont été blessés lors d’affrontements avec la police lors d’une manifestation anti-américaine, ont indiqué des sources policières. Environ 4.000 manifestants ont tenté de marcher vers l’enclave diplomatique fortement gardée, qui abrite l’ambassade américaine, ce qui a incité la police à ouvrir le feu pour disperser la foule, ont déclaré ces sources à Xinhua sous couvert d’anonymat. Les manifestants ont déclaré qu’ils manifestaient devant l’ambassade pour exprimer leur colère contre l’assassinat du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des frappes militaires lancées samedi par les Etats-Unis et Israël à Téhéran. A la suite des bombardements, les manifestants se sont dispersés dans les environs et les blessés ont été transportés à l’hôpital pour y être soignés. La police a également arrêté plusieurs manifestants. A Karachi, la capitale économique du pays, au moins huit personnes sont mortes dimanche lors d’une manifestation observée au niveau du consulat américain et ce pour dénoncer les frappes menées par les États-Unis et Israël en Iran, ont indiqué les secours. Des centaines de jeunes protestataires ont tenté de prendre d’assaut l’enceinte diplomatique, avant d’être dispersés par la police qui a fait usage de gaz lacrymogène, a constaté un journaliste de l’AFP. « Nous avons transporté au moins huit corps aux hôpitaux civils de Karachi, tandis que vingt autres personnes ont été blessées lors de l’incident au consulat », a déclaré à l’AFP Muhammad Amin, porte-parole du service de secours de la Fondation Edhi. La plupart présentaient des blessures par balle, a-t-il précisé. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants briser les fenêtres du bâtiment consulaire de la mégapole de quelque vingt millions d’habitants, dans le sud du Pakistan, dont le mur d’enceinte est renforcé par des fils barbelés. « Nous mettons le feu au consulat américain à Karachi. Si Dieu le veut, nous vengeons la mort de notre chef », peut-on entendre un protestataire lancer alors qu’il filme d’autres manifestants qui tentent d’allumer un feu.
R. I./Agences













































