Accueil À LA UNE MINE DE ZINC ET PLOMB D’AMIZOUR : Des retombées économiques incontestables 

MINE DE ZINC ET PLOMB D’AMIZOUR : Des retombées économiques incontestables 

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Le lancement, il y a trois semaines, des travaux du projet d’exploitation et de valorisation de la mine de zinc et de plomb située entre les communes d’Amizour et de Tala Hamza, dans la wilaya de Béjaïa, a été qualifié à juste titre et sans exagération aucune, d’ »événement historique ». 

D’abord, comme le soulignent les spécialistes des activités minières, cette mine est classée parmi les plus importantes au monde, avec des ressources géologiques estimées à près de 54 millions de tonnes, et des réserves exploitables qui s’élèvent à 34 millions de tonnes de minerais de zinc et de plomb. Ils ajoutent qu’elle permettra d’inscrire l’Algérie parmi les principaux pays producteurs de zinc et de plomb à l’échelle mondiale, en plus de renforcer l’attractivité du secteur minier pour les investisseurs étrangers. Selon ces spécialistes, la production annuelle de minerai devrait atteindre 2 millions de tonnes, orientées vers les unités de traitement afin d’accroître la valeur ajoutée et d’assurer une exploitation optimale des ressources minières, tandis que la production annuelle de concentré après traitement devrait atteindre 200.000 tonnes, dont 170.000 tonnes/an de zinc et 30.000 tonnes/an de plomb. Le directeur général du groupe minier industriel « Sonarem », Reda Belhadj, a indiqué que le projet contribuera à couvrir une grande partie de la demande nationale en zinc et en plomb, ce qui permettra de réduire la facture des importations, tout en orientant les excédents de production vers l’exportation, offrant ainsi à l’Algérie des recettes en devises. Le projet prévoit notamment la réalisation d’une infrastructure intégrée consistant en l’aménagement du site minier, la création d’unités de traitement, ainsi que le raccordement aux réseaux de transport et d’énergie, afin de garantir la continuité de l’efficacité économique dans le cadre du développement durable. Il ne s’agit pas d’une activité extractive uniquement, l’activité sera génératrice d’une valeur ajoutée importante grâce à la production des concentrés et leur transformation en lingots. Le projet s’appuie sur l’intégration des technologies les plus récentes dans le domaine de la séparation et du traitement minéral, garantissant une rentabilité élevée et une qualité compétitive des produits finaux. Il est prévu dans le cadre de ce projet, la création de plus de 700 emplois directs et environ 4.000 emplois indirects, en plus de la dynamisation de l’activité des entreprises de sous-traitance, des start-up et petites entreprises, sans oublier son impact sur le développement local. Il est tout à fait juste de considérer comme un événement historique le lancement de ce projet qui contribue, par ses retombées multiples positives, à doter l’économie algérienne des moyens de se diversifier et de se libérer de la dépendance aux hydrocarbures. Il n’est pas surprenant que ce mégaprojet soit inscrit parmi les projets les plus importants du secteur minier algérien ces dernières années, avec le projet de phosphate intégré à l’Est du pays et celui de la mine de fer de Gara Djebilet à Tindouf, dont la mise en œuvre est perçue comme condition impérative pour le développement industriel local avec des répercussions au niveau national. Le président Abdelmadjid Tebboune a insisté, à maintes reprises, sur l’impératif de lancer ce projet avant la fin mars 2026, au regard de ses retombées économiques indéniables pour la région en particulier et pour l’économie nationale de manière générale. C’est ce qui a été fait. À noter que ce projet, s’étendant sur une superficie de 254 hectares, est exploité par la société Bejaia Zinc and Lead. Il constitue le fruit d’un partenariat entre deux entreprises publiques, l’Entreprise nationale des produits miniers non ferreux et des substances utiles et l’Office national de la recherche géologique et minière, avec le partenaire étranger représenté par la société australienne Terramin. Le projet se distingue par son intégration dans son environnement, les différentes normes en matière de protection de l’environnement ayant été prises en compte.  
M. R.

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