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MANDAT DE L’ALGERIE AU CONSEIL DE SECURITE : La voix des causes justes

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Le mandat de l’Algérie comme membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU expire le 31 décembre 2025. Il est utile, à ce titre, de rappeler que la diplomatie algérienne a pleinement joué son rôle au niveau de cette instance onusienne en se faisant le porte-parole des membres de l’Assemblée qui lui ont accordé leur confiance en lui permettant, par leur vote, de siéger au Conseil de sécurité.

Et durant son mandat, elle a fait de la défense des causes justes, un principe de son action diplomatique au niveau de cette instance onusienne. La Palestine, le Sahara occidental, le Soudan sont les dossiers qui ont permis à la diplomatie algérienne de gagner le respect de tous, par la pugnacité de ses négociateurs, membres de la délégation algérienne permanente au niveau de l’ONU, de la pertinence des amendements qu’elle a apportés aux projets de résolutions proposées au vote ou encore par la gestion des débats par son représentant, Amar Bendjama, qui a montré depuis le perchoir, un doigté en matière de diplomatie.

Il faut savoir que l’Algérie n’a ménagé aucun effort, durant son mandat au Conseil de sécurité de l’ONU, comme dans différentes tribunes internationales, pour défendre la cause palestinienne. Malgré les vétos successifs qui ont bloqué ses initiatives, elle a continué d’exiger l’arrêt du génocide sioniste mené contre la bande de Ghaza, réaffirmant la responsabilité du Conseil de sécurité dans la protection du peuple palestinien. Conformément aux instructions fermes données par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, faisant de la question palestinienne « la priorité absolue » de l’Algérie au Conseil de sécurité, la mission diplomatique algérienne à New York a joué un rôle central dans la défense de cette cause juste, multipliant les démarches et appelant à la tenue de réunions successives au sein de cet organe onusien. Il faut rappeler dans ce contexte que grâce à son activité diplomatique, la thèse israélienne qui présentait son agression contre la population de Ghaza comme de la légitime défense a été battue en brèche, et le vote de la résolution d’un cessez-le feu et l’entrée de l’aide aux populations assiégées de ce territoire constitue un succès pour la diplomatie algérienne qui a réussi, grâce à un travail en coulisses à peser sur le texte de la résolution en y introduisant plusieurs amendements qui ont remis le droit du peuple palestinien au cœur du texte voté. Le vote de l’Algérie pour la résolution prévoyant le « Plan de paix pour Ghaza », est un choix fondé sur des considérations objectives permettant d’alléger les souffrances du peuple palestinien dans la Bande et d’accélérer l’établissement de l’État palestinien indépendant et souverain. « Au cours des négociations sur ce projet de résolution, l’Algérie a réussi à « introduire un amendement d’une extrême importance à cette résolution, un amendement qui stipule que l’objectif final de cette résolution est de réunir les conditions favorables pour ouvrir la perspective d’une solution politique au conflit israélo-palestinien et permettre au peuple palestinien d’établir son État indépendant et souverain », a indiqué le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, M. Ahmed Attaf. Le texte adopté rappelle toutes les résolutions antérieures du Conseil de sécurité relatives à la question palestinienne, lesquelles constituent la doctrine onusienne pour permettre au peuple palestinien d’accéder à ses droits légitimes et légaux, à travers la fin de l’occupation de ses territoires, la concrétisation de son projet national et l’établissement de son État indépendant et souverain », a ajouté M. Attaf.

Il faut rappeler dans ce contexte que, aujourd’hui, l’entité sioniste est considérée par la majorité des pays membres de l’assemblée générale comme la principale entrave à une solution politique des deux Etats pour régler le conflit israélo-palestinien. Le texte de la résolution a poussé l’entité sioniste dans ses derniers retranchements et cela grâce aux efforts de la diplomatie algérienne. Concernant le Sahara occidental, le vote par le Conseil de sécurité de la résolution 2797 est une victoire pour le droit international qui définit, comme cadre unique le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et les négociations entre le Maroc et le Front Polisario comme voie pour parvenir à un règlement juste et mutuellement accepté. Le Maroc et ses alliés ont tenté, en vain de faire adopter un texte de résolution qui enterrait le droit du peuple Sahraoui à disposer de son sort par l’adoption du supposé plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme unique cadre de règlement du dossier. La mouture présentée par les USA prévoyait une prolongation de trois mois du mandat de la Minurso et des négociations pour entériner le plan d’autonomie. 

Ce plan marocain a été déjoué par la diplomatie algérienne qui avait réussi à faire adopter plusieurs amendements qui ont rééquilibré le texte de la résolution et replacé comme principe fondamental le droit du peuple Sahraoui à l’autodétermination et comme moyen de le consacrer des négociations directes entre les deux parties conformément aux résolutions précédentes votées par le Conseil de sécurité. La diplomatie algérienne a été le véritable porte-parole des sans voix au niveau du Conseil de sécurité. Elle a placé la barre très haut et aujourd’hui les peuples de la majorité des pays membres de l’Assemblée générale de l’Onu sont en droit d‘attendre du successeur de l’Algérie, une prestation qui fera triompher le droit international et surtout qui consacrera le droit des peuples à vivre en paix.   

Slimane B.

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