Plus de 500 personnes ont été interpellées samedi dans la capitale britannique lors d’un important rassemblement en soutien à l’organisation « Palestine Action », classée comme
« organisation terroriste interdite » par les autorités du Royaume-Uni. L’opération policière, menée sur la place Trafalgar Square, a ravivé le débat sur la liberté de manifester et l’usage des lois antiterroristes contre les mouvements de protestation politique.
Les forces de l’ordre sont intervenues au milieu d’un rassemblement marqué par des slogans, des banderoles, des keffiehs et des drapeaux palestiniens, tandis que les manifestants étaient assis sur le sol dans une ambiance tendue mais déterminée. Les participants exprimaient leur soutien à « Palestine Action », un mouvement fondé en 2020 et connu pour ses actions visant des entreprises liées à l’industrie de l’armement, notamment le groupe israélien Elbit Systems. Depuis son interdiction officielle en juillet dernier, tout soutien public à l’organisation est considéré comme une infraction pénale, passible de peines pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison. ette vague d’arrestations intervient dans un contexte juridique controversé.
En février dernier, la Haute Cour de Londres avait estimé que l’interdiction de l’organisation soulevait des questions liées à la liberté d’expression. Malgré cette décision, le gouvernement britannique a poursuivi l’application de la mesure, dans l’attente d’un examen judiciaire complet prévu en juin. Le mouvement « Defend Our Juries », organisateur de la manifestation, a dénoncé une « répression des protestations pacifiques » et accusé les autorités de complicité dans les violences à Ghaza, tout en affirmant que les arrestations étaient « illégales » et contraires aux décisions de justice. De leur côté, les manifestants affirment agir dans un cadre pacifique et revendiquent un « devoir moral » de dénoncer la situation en Palestine, malgré les risques d’interpellation. Alors que plus de 3 000 arrestations liées à cette interdiction ont été enregistrées depuis l’été dernier, cette affaire relance au Royaume-Uni le débat sur l’équilibre entre sécurité nationale, liberté d’expression et droit de manifester.
M. S.
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