Accueil Edito L’impérialisme débridé

L’impérialisme débridé

0

 Chassez le naturel, il revient au galop » ! Le président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, qui a joué, pendant un moment, le ridicule homme de paix qu’on nous présentait dans les médias mainstream américains, est rattrapé par la vocation de tous ses prédécesseurs à la Maison-Blanche. L’agression militaire contre le Venezuela et l’enlèvement de son président Nicolas Maduro illustrent parfaitement l’impérialisme américain dans toutes ses dimensions. Tous les chefs d’État qui se sont succédé à la tête des USA – ou presque – ont, directement ou indirectement, du sang des innocents sur les mains. Tous – ou presque- ont provoqué des conflits armés ou mené des guerres pour satisfaire à la politique de domination chère à Washington. Il faut jouer le va-t-en-guerre pour mériter de diriger les États-Unis.  Ainsi, tous les moyens, y compris donc et surtout militaires, sont employés pour défendre les intérêts américains. C’est ce bellicisme qui a provoqué le chaos dans de nombreux pays au Moyen-Orient et au Proche-Orient comme l’Afghanistan, la Syrie, l’Irak, la Libye… Il n’est désormais un secret pour personne que le « Gendarme du monde » n’a d’yeux pour le pétrole et les autres richesses naturelles des pays dans le viseur. Pour ce faire, Washington déploie sa propagande médiatique pour faire passer la pilule. Autrement dit, construire une opinion publique pour qui la guerre devienne « un changement démocratique » qui allait libérer les peuples de la « tyrannie et de la dictature des régimes du Sud ». La « lutte contre le terrorisme » en Syrie ou encore « les armes de destruction massive » en Irak, tous les artifices américains mènent à un seul objectif : sauvegarder les intérêts de l’Oncle Sam, qu’ils soient stratégiques ou économiques. La dernière trouvaille américaine pour envahir le Venezuela et, partant, s’emparer de son pétrole, est aussi ridicule que lâche. Lutter contre le trafic de drogues. Washington, pour s’emparer des richesses en sous-sol des pays pris pour cibles, s’arroge le droit de mener la guerre en inventant toutes sortes de prétextes farfelus à l’effet d’assouvir son appétit vorace. En l’espèce, l’agression militaire décidée par Trump et menée à l’abri des lumières contre Caracas a choqué le monde entier en ce qu’elle constitue une violation flagrante de la souveraineté territoriale d’un pays indépendant. Qui plus, cette agression militaire fait appel à un modus operandi qui n’a rien à envier aux méthodes des gangsters qui règnent en maîtres dans les milieux de trafic de drogues.     

Farid Guellil

Article précédentLigue 2 amateur (Gr. Centre-Est – 15e j) : L’US Biskra perd, le CA Batna revient à 2 points
Article suivantConstantine : Remise en service de l’hôtel Cirta après une vaste opération de rénovation