L’entraîneur espagnol, Pep Guardiola, a appelé à maintenir la mobilisation en faveur du peuple palestinien et à renforcer le soutien à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA). Il a mis en garde contre le risque de banalisation des massacres et des destructions dans la bande de Ghaza, soulignant que la responsabilité morale envers les Palestiniens ne saurait s’interrompre. L’entraîneur espagnol Pep Guardiola a renouvelé son appel à la solidarité avec le peuple palestinien, exhortant la communauté internationale à poursuivre son soutien à l’UNRWA, qui vient en aide aux réfugiés palestiniens depuis plus de 75 ans. Dans un message publié dimanche sur le compte de l’agence onusienne sur la plateforme X, le technicien espagnol a alerté sur le danger de s’habituer aux images de mort, de destruction et de souffrance humaine qui continuent de marquer la bande de Ghaza. « Les Palestiniens ne sont pas des chiffres ni des statistiques », a-t-il rappelé, soulignant qu’il s’agit d’êtres humains ayant des noms, des familles, des rêves et des souvenirs. Selon lui, réduire les victimes à de simples données ou à des « dommages collatéraux » revient à les priver de leur humanité. Guardiola a également dénoncé une situation qu’il qualifie de sombre, évoquant le sort des enfants palestiniens contraints de chercher leurs parents sous les décombres, tout en affrontant la faim, la solitude et la privation des conditions les plus élémentaires d’une vie digne. Pour ces enfants, a-t-il souligné, les souffrances commencent avant même qu’ils aient eu la possibilité de grandir et de vivre en sécurité. Insistant sur l’égale valeur de toutes les vies humaines, l’entraîneur a estimé que la douleur des Palestiniens ne pouvait être considérée comme étrangère au reste de l’humanité. Il a ainsi appelé à ne pas laisser leur souffrance devenir une réalité ordinaire, progressivement reléguée au second plan de l’attention internationale. « La solidarité avec la Palestine ne peut pas faire de pause, et notre responsabilité non plus », a-t-il affirmé, plaidant pour le maintien de la mobilisation populaire et humanitaire en faveur de la cause palestinienne.
Ghaza et la Cisjordanie occupée, une souffrance persistante
Dans son message, Guardiola a évoqué le bilan humain dans la bande de Ghaza, où le nombre de martyrs palestiniens a dépassé les 74 000, selon le chiffre mentionné dans sa déclaration. Il a également dénoncé les entraves à l’acheminement de l’aide humanitaire, alors que le territoire continue de subir les conséquences des destructions massives. L’entraîneur a rappelé que les souffrances palestiniennes ne se limitaient pas à Ghaza. En Cisjordanie occupée, les démolitions de maisons et les déplacements forcés se poursuivent, témoignant, selon lui, de l’ampleur des atteintes subies par les Palestiniens dans les différents territoires où ils vivent. Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de ne pas oublier les réfugiés palestiniens, dont des millions vivent depuis des décennies dans des conditions marquées par le déplacement, la violence, les pertes humaines, les traumatismes et l’absence de stabilité. Leur capacité à résister et à endurer les épreuves ne doit en aucun cas servir de prétexte à l’acceptation de leurs souffrances, a-t-il souligné. « Aucun peuple ne devrait être contraint d’apprendre à ses générations successives à supporter la douleur », a-t-il défendu en substance, rappelant qu’aucun enfant ne devrait avoir à apprendre à survivre avant d’avoir pu vivre pleinement son enfance.
L’UNRWA, un pilier de l’aide et de la mémoire palestinienne
Pep Guardiola a également mis en avant le rôle central de l’UNRWA dans l’assistance aux réfugiés palestiniens. Depuis plus de 75 ans, l’agence des Nations unies assure des services essentiels, notamment dans les domaines de la santé, de la protection et de l’aide humanitaire. Toutefois, son rôle ne se limite pas à la fourniture de prestations de première nécessité. Pour l’entraîneur espagnol, l’agence contribue également à préserver la mémoire collective des réfugiés palestiniens, leur identité, leur histoire de déplacement et leurs droits. Il a ainsi présenté l’UNRWA comme une institution qui rappelle que l’existence du peuple palestinien et ses droits ne peuvent être effacés. Dans un contexte marqué par l’aggravation des besoins humanitaires, Guardiola a estimé que le soutien à l’agence était devenu plus indispensable que jamais. Défendre l’UNRWA revient, selon lui, à se tenir aux côtés des Palestiniens confrontés à la faim, à la violence, à la peur et au déplacement forcé. L’entraîneur a également mis en garde contre les conséquences du silence et de l’indifférence face aux souffrances palestiniennes. Il a appelé à maintenir la pression et à continuer de faire entendre les voix qui défendent les droits fondamentaux du peuple palestinien, estimant que l’indifférence contribue à laisser davantage de place à la poursuite des destructions. En conclusion, Guardiola a réaffirmé que la Palestine avait besoin de justice et de paix. Il a appelé à continuer de porter la cause palestinienne dans le débat public et à défendre les valeurs humaines face à la banalisation de la souffrance, tout en exhortant les personnes en mesure de le faire à apporter leur soutien à l’UNRWA afin de lui permettre de poursuivre ses opérations au profit des populations dans le besoin.
Un engagement public renouvelé en faveur de la Palestine
Cette prise de position s’inscrit dans la continuité des engagements publics de Pep Guardiola en faveur de la cause palestinienne. En janvier dernier, l’entraîneur avait participé à un événement caritatif organisé à Barcelone en solidarité avec la Palestine, au cours duquel il avait porté le keffieh palestinien. À cette occasion, il avait appelé à dépasser les simples déclarations de sympathie pour privilégier des actions concrètes en faveur du peuple palestinien. Dans de précédentes interventions, le technicien espagnol avait également affirmé sa volonté d’utiliser sa notoriété et sa tribune publique pour dénoncer les souffrances des victimes des guerres et des conflits. Il avait notamment souligné que les images de destruction et les pertes humaines imposaient une responsabilité morale à chacun. Son dernier message vise ainsi à maintenir la souffrance palestinienne au centre de l’attention publique, alors que les conséquences humanitaires de la guerre contre Ghaza continuent de peser lourdement sur les habitants du territoire. Dans le même temps, les besoins des populations palestiniennes et des réfugiés en matière de protection, d’assistance et d’accès aux services essentiels demeurent considérables.
M. Seghilani

