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Législatives : un nouveau départ

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Deux communiqués en une seule soirée. Jeudi dernier et une fois le texte de loi, relatif aux partis politiques, adopté par le Conseil de la nation, l’ANIE (l’Autorité nationale indépendante des élections) est aussitôt entrée en action pour gérer les législatives du 2 juillet prochain. Un premier communiqué pour rappeler la possibilité du recours légal pour une exemption du quota de candidates. Ceci conformément à la nouvelle loi électorale. Cette disposition est venue soulager les formations politiques et indépendantes qui avaient quelques fois des difficultés à présenter des listes avec un tiers de femmes. Cette publication a été suivie de très près par un autre communiqué. Cette fois, pour mettre en garde les adeptes du nomadisme politique. Il n’est pas seulement interdit de changer de parti politique en cours de mandat, mais même lors de la candidature aux prochains scrutins pour les Assemblées locales et nationales. Un communiqué sur le ton, tout à la fois, de pédagogie et de fermeté. La simultanéité de ces actions sonne comme un message clair des nouvelles attributions que la loi attribue à l’ANIE. À partir de la convocation, par le président de la République, du corps électoral, le 5 avril dernier, pour les législatives fixées au 2 juillet prochain, toute la gestion revient à l’ANIE. L’ensemble des moyens logistiques (humains, matériels et financiers), depuis la révision des listes électorales jusqu’au dépouillement des urnes, sont mis à sa disposition par le ministère de l’Intérieur. Elle surveille et contrôle à toutes les étapes du processus électoral jusqu’aux résultats provisoires qu’elle publie avant de les transmettre à la Cour Constitutionnelle pour validation. C’est donc une ANIE avec de nouvelles attributions qui est, depuis jeudi dernier, opérationnelle. En réalité, c’est une profonde révision de l’ensemble des Institutions concernées par les consultations électorales qui a été opérée en conformité avec la Constitution de 2020. Un exemple parmi d’autres : toutes les fonctions électives sont limitées à deux mandats. Cela va de la Présidence de la République aux Assemblées locales en passant par le Parlement mais également la présidence des partis politiques. Des partis qui viennent d’être renforcés par la législation qui les met à l’abri du nomadisme politique. Tout en assainissant la pratique politique qui est la base de toute moralité publique. La « Chkara », le « nomadisme » et le poste électif à perpétuité ne seront plus que de mauvais souvenirs. Au grand bénéfice de la démocratie que sont la garantie de renouvellement du personnel politique, le sang neuf, par l’ouverture aux jeunes et la parité assurée pour la femme. Il y a aussi l’exercice politique protégé contre les intrus qui y viennent uniquement par intérêt personnel. Un exercice politique orienté exclusivement, par les nouveaux textes, au service du citoyen et de l’intérêt général. Comme on peut le voir, ce ne sont pas de petites réformettes dont a bénéficié notre paysage politique. C’est un profond renouveau !
Zouhir Mebarki

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