Les Verts (1)

Le scénario de 1992 se reproduit : L’aveu d’échec de Belmadi

L’histoire est un éternel recommencement. L’équipe nationale, qui est sortie dès le premier tour de la CAN-1992 deux années seulement après avoir décroché son premier titre continental, connaît aujourd’hui le même sort.

Pourtant, personne ne s’attendait à une fin aussi prématurée et triste pour les Verts qui se sont présentés au Cameroun dans la peau des candidats en puissance pour conserver leur couronne. Le fait de rester invaincu pendant 35 matchs, se rapprochant même du record mondial en la matière détenu par l’Italie, a conforté leur candidature.
Mais la réalité du terrain a choqué plus d’un, avec cet échec très difficile à digérer et avoué même par le sélectionneur national, Djamel Belmadi, qui s’est montré même incapable d’analyser à chaud les raisons de cette débâcle.
«Difficile de faire une analyse rationnelle après une telle désillusion. Nous n’avons pas été à la hauteur de la compétition », a confié le technicien algérien au tout début de la conférence de presse d’après match contre la Côte d’Ivoire qui a vu l’équipe nationale s’incliner pour la deuxième fois de suite.
Questionné sur l’absence du capitaine Riyad Mahrez lors de la préparation, Djamel Belmadi dira : « J’aurai aimé régler ça en famille mais bon, vous n’avez pas les tenants et les aboutissants de cette histoire, je n’ai pas donné de vacances à Riyad. Vous n’êtes pas bien informés, voire malhonnêtes. », s’est-il insurgé. Et de poursuivre : «On aurait pu régler ça en famille mais vous voulez faire ça ici (à propos de Mahrez) patience. On règlera ça en temps et en heure voulus. Il ne faut pas dénigrer un joueur qui a donné tant de bonheur. J’assume ce choix. »
Djamel Belmadi a ajouté : «On s’est préparé à 100% pour cette compétition. On voulait défendre notre titre. Nous n’avons pas obtenu ce que l’on voulait chercher. C’est un échec total. » Concernant les leçons à tirer de ce revers, le coach des Fennecs a expliqué : « Demain, nous analyserons ça à froid. Il faudra se consacrer aux barrages. Pour cela, on analysera ce qui n’a pas marché. »
« Il est trop tôt pour expliquer comment utiliser cet échec pour se relever. Les barrages arriveront vite, a-t-il ajouté. J’ai bien sûr une idée sur ce qui n’a pas marché. Beaucoup de choses mais trop tôt pour en parler. »
Au sujet des joueurs indisponibles, Djamel Belmadi a déclaré : « Nous ne voulions pas trop parler des joueurs atteints par la Covid sans forcément basculer dans la rétention d’informations. C’est compliqué d’évoquer cela. » Sur les raisons de cet échec, Djamel Belmadi a indiqué : « Rien ne s’est juxtaposé comme on l’aurait voulu. Je ne vais pas évoquer des polémiques dès à présent. Peut-être un manque de fraîcheur lié à beaucoup de choses. »
« La Côte d’Ivoire s’est montrée meilleure que nous ce soir. Ils ont été efficaces et ont tout donné, a-t-il enchaîné. Nous avons manqué d’efficacité. Ils ont été chirurgicaux dans la surface. C’est ce qui nous a manqué lors de cette CAN. » La sélection algérienne est-elle en crise ? Belmadi refuse de l’admettre : « Parler de crise n’est peut-être pas opportun, a ajouté le coach des Verts. On a échoué, oui. On a fait sur trois matchs ce qu’on n’avait pas eu depuis trois ans. Ce sentiment de la défaite est amer. Détestable même. »
« On est en doute. Il va falloir analyser cela et se remettre dans le barrage de mars, a-t-il prévenu. Une Coupe du monde, ce n’est pas rien. Il va falloir travailler désormais. »
Hakim S.