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LE MINISTRE KOUIDRI : « Plus de 82 % de nos besoins en médicaments assurés »

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L’industrie pharmaceutique nationale répond à plus de 82 % des besoins nationaux en médicaments de différentes catégories thérapeutiques, a annoncé le ministre de l’Industrie pharmaceutique Ouacim Kouidri en marge de sa participation aux activités du Salon des produits de recherche innovants réalisés dans le cadre des programmes de recherche nationaux (PNR). Dans son allocution, M. Ouacim Kouidri a indiqué que, « cet espace scientifique et innovant important, qui incarne clairement la volonté des institutions de l’État de faire de la recherche scientifique et de l’innovation deux piliers essentiels du développement économique et de la souveraineté nationale dans les secteurs stratégiques ». Il a souligné que, « cet événement représente un modèle réussi d’intégration souhaitée entre l’université, les laboratoires de recherche, les institutions de l’État et les institutions économiques ». Selon le ministre, « l’industrie pharmaceutique nationale en Algérie a connu ces dernières années un développement notable, tant en termes de capacités de production que de diversité des unités industrielles et de leurs lignes de production, ou encore de leur répartition à travers les différentes wilayas du pays ». Il a précisé que, « l’industrie pharmaceutique nationale répond à plus de 82 % des besoins nationaux en médicaments de différentes catégories thérapeutiques, un accomplissement qui reflète les efforts considérables déployés par l’État, les opérateurs économiques, les cadres, les chercheurs et tous les acteurs de ce secteur vital ». M. Kouidri a toutefois relevé que, « ce développement, malgré son importance et sa reconnaissance par des institutions internationales de référence telles que l’Organisation mondiale de la santé, reste lié à la production de médicaments sous leur forme finale, qu’ils soient originaux, génériques ou médicaments bio thérapeutiques similaires, ce qui constitue un pilier dans la prise en charge du patient ». Il a affirmé la volonté de son département de « consacrer une véritable valeur ajoutée dans le cadre de la nouvelle vision de l’industrie pharmaceutique nationale, en concrétisation des directives de M. le président de la République Abdelmadjid Tebboune ». Dans ce contexte, il a souligné que « les programmes de recherche nationaux et les produits de recherche innovants constituent le véritable moteur de la transition de la phase de suffisance quantitative à celle de l’innovation qualitative, et du simple manufacturing au développement, en particulier dans le domaine pharmaceutique ». Il a également mis en avant « le rôle central de l’université algérienne, des laboratoires de recherche et des centres de développement, en tant qu’incubateurs naturels des idées innovantes et des projets pouvant être transformés en produits industriels ayant une viabilité économique et sanitaire ».

« La dépendance excessive à l’importation, un important défi du secteur »
Par ailleurs, M. Kouidri a indiqué que, «l’un des principaux défis auxquels l’industrie pharmaceutique nationale est encore confrontée réside dans la dépendance excessive à l’importation pour répondre aux besoins nationaux en fournitures médicales, ainsi que dans la forte dépendance à l’importation des intrants de production, avec des coûts élevés qui pèsent sur l’économie nationale ». Il a affirmé que «la consolidation de souveraineté pharmaceutique et l’augmentation du taux d’intégration locale représentent des nécessités stratégiques ».
À cet effet, le ministre a insisté sur la nécessité «  d’encourager la recherche scientifique dans le domaine des produits pharmaceutiques à forte valeur ajoutée, tels que les médicaments biotechnologiques destinés aux maladies cancéreuses, rares et incurables, et développer les technologies dans le domaine de la fabrication des équipements médicaux dont le rôle actif ne cesse de croître jour après jour, développer des techniques de fabrication des matières premières pharmaceutiques et de production des excipients, des composants biologiques et divers intrants de la production pharmaceutique, Stimuler le partenariat entre les acteurs pharmaceutiques, les laboratoires de recherche et les universités ». Estimant qu’« il est important de passer de l’importation de la connaissance et de la technologie à leur localisation, puis à leur développement localement, un objectif qui ne peut être atteint sans un investissement sérieux dans la recherche scientifique nationale ». Le ministre a rappelé que, « les expériences internationales réussies prouvent que les plus grandes entreprises pharmaceutiques du monde n’ont construit leur force et leur domination qu’en exploitant les résultats de la recherche scientifique, en utilisant les innovations développées au sein des universités, des centres de recherche et des start-up et petites entreprises ». Précisant que, « ces entreprises ne se sont pas contentées de la production, mais ont investi dans la recherche et le développement, les brevets, et l’incubation de projets innovants à fort potentiel », estimant que, « le secteur doit adopter cette approche globale pour le développement de l’industrie pharmaceutique ».

« La coopération est le seul moyen pour atteindre les objectifs fixés »
D’après le ministère de l’Industrie pharmaceutique, « l’intégration entre les secteurs ministériels et les institutions économiques est le seul moyen d’atteindre les objectifs fixés ». Dans cette optique, « la coopération constitue la pierre angulaire de la construction d’un système national intégré pour l’innovation pharmaceutique », a-t-il affirmé, assurant, « le soutien des projets de recherche susceptibles de se concrétiser industriellement tel que, les start-up et les petites entreprises actives dans le domaine pharmaceutique, ainsi que les programmes de transfert de technologie et de valorisation industrielle des résultats de la recherche scientifique ». Le ministre a enfin, adressé ses remerciements et sa gratitude à tous ceux qui ont organisé ce salon, ainsi qu’à tous les chercheurs et innovateurs qui présentent aujourd’hui les fruits de leurs efforts scientifiques. Affirmant que, « l’industrie pharmaceutique nationale n’atteindra le stade de maturité et de leadership qu’en s’appuyant sur la recherche scientifique et l’innovation, considérées comme le meilleur chemin pour atteindre la souveraineté sanitaire et le développement économique durable », a-t-il conclu.
L. Zeggane 

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