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Le liège, notre trésor

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L’Algérie est le 3ème producteur mondial de liège. Il vient après le Portugal et l’Espagne. Il se place devant le Maroc, l’Italie puis, en 6ème position, la France. C’est en 2022, à la faveur du programme du président Tebboune sur la diversification de notre économie, que l’intérêt de la réhabilitation de ce secteur a pris forme. Il a été constaté, à cette époque-là, que 14 wilayas seulement, sur les 24 wilayas disposant de forêts de chêne-liège, étaient exploitées. Toujours à cette même époque, la production de liège estimée à 47 602 quintaux n’avait atteint que 23 127 quintaux soit 49% de cette ressource. D’où la décision, au plus haut niveau, d’inscrire la réhabilitation de la subéraie (forêts de chênes-lièges) dans la stratégie forestière à l’horizon 2035. En intégrant les 2/3 du projet dans le volet relatif à la gestion durable des forêts et l’atteinte des ODD (objectifs de développement durable) de l’agenda 2030 des Nations unies. Un projet de la Direction générale des forêts relevant de notre ministère de l’Agriculture en partenariat avec la FAO et cofinancé par l’Algérie et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Le projet couvre la forêt de Beni Iddir à Jijel, celle de Taourirt Ighil à Béjaïa et celle de Hafir à Tlemcen.
Ces trois sites ont été choisis pour leur importance. Ils représentent 22 500 ha sur les 350 000 ha que comptent l’ensemble des forêts de chêne-liège du pays. Il faut souligner que la réhabilitation n’est pas une mince affaire. Elle comprend la prévention des incendies, les constructions illicites, les pacages illicites, les défrichements illicites, des décharges et carrières non contrôlées, etc. « Les études des deux premières phases de ce projet, lancé en 2022, effectuées par des experts nationaux ont été remises et validées », a déclaré le sous-directeur des aménagements et inventaires forestiers à la DGF, M. Mouloud Ikene Naït. Une déclaration rapportée, jeudi dernier, par l’APS. « L’objectif est de créer des systèmes de gestion durable des forêts » a-t-il poursuivi. L’autre objectif sur ces trois sites est « la création de 60 PME, à raison de 20 PME sur chaque site dont 30% seront constitués par des femmes ». Traditionnellement, le liège servait essentiellement à la production des bouchons. Aujourd’hui son utilisation s’est étendue à l’isolation dans le secteur de la construction. Une loi européenne, votée le 14 mars 2023, rend obligatoire l’isolation des bâtiments publics à partir de 2027 et l’isolation des logements privés d’ici 2030. Ce qui représente 35 millions de bâtiments d’ici la fin de cette décennie. Aux États-Unis, l’État fédéral prend en charge, à raison de 5000 dollars, l’isolation des logements des plus démunis. Toutes ces prévisions ainsi que la quantité et la qualité de notre liège, n’ont pas échappé à nos dirigeants dans leur décision de réhabiliter notre subéraie. Une duplication du projet sur les 21 autres wilayas est prévue. Nos forêts de chênes-lièges font partie de tous les trésors naturels que recèle notre grand et si beau pays, l’Algérie !
Zouhir Mebarki

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