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Le discours atypique de Tebboune

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Anticipation et échec. « Qui est Abdelmadjid Tebboune, le nouveau président algérien ? » avait titré le quotidien français « Le Figaro » dans son édition du 14 décembre 2019. Une question à laquelle le journal répond dans le corps du même article : « Premier président de l’Algérie à ne pas être issu des rangs des fellaghas ». 57 ans après l’Indépendance de l’Algérie, nos valeureux combattants qui ont arraché notre pays à la colonisation, sont toujours désignés « fellagas » (terroristes) par le journal de serge Dassault, l’avionneur français. À suivre le lexique raciste, De Gaulle et Jean Moulin, aussi étaient des terroristes lorsqu’ils combattaient les Allemands qui occupaient la France. Fermons cette parenthèse pour dire qu’effectivement, le président Abdelmadjid Tebboune, est le premier chef d’État algérien qui n’avait pas l’âge pour rejoindre les moudjahidine lors de la Guerre de libération nationale. Le journal français s’abstient de dire que c’est surtout le premier président de la République diplômé de l’université algérienne. Les journalistes du Figaro ont dû s’étrangler en suivant son discours à la Nation, mardi dernier. Un discours où notre chef de l’État a énuméré les réalisations entreprises en Algérie depuis son élection, chiffres à l’appui. Une Algérie qui multiplie, sous sa direction, les réussites pour rejoindre les pays émergents. Avec méthode et une grande transparence. Au point où il n’a pas hésité, pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante à reconnaitre qu’un des objectifs n’a pas été atteint : celui de la filière des viandes rouges où l’importation reste un passage obligé pour maintenir la disponibilité et contenir la hausse des prix. C’est dire son souci de transparence et du grand respect qu’il voue à son peuple. L’autre attitude inédite évoquée par le Président Tebboune est qu’il ne se suffit pas du travail au présent. Il s’investit également dans un plan de travail prospectif. Dans peu de temps, nous serons 50 millions d’Algériens a-t-il rappelé dans son discours. Ceci implique un rythme soutenu de réalisations de logements, d’établissements scolaires, de structures de santé, de production alimentaire, d’eau,…etc. Jamais, avant lui, il n’avait été question de synchroniser un programme de développement avec une projection démographique. Pour laisser aux générations suivantes une situation la moins problématique possible. Mais aussi pour maintenir la politique sociale inscrite dans la déclaration du 1er Novembre 1954. Jamais, avant lui, la corruption et autres délits financiers, n’avaient été combattus avec autant de constance et de détermination. C’est un discours atypique qu’a tenu Tebboune où, pour la première fois, les points négatifs ne sont pas éludés et où sa conception de la gouvernance comporte des effets qui vont au-delà de la durée de son mandat. Les Algériens ne doutent pas de son objectif de sortir l’Algérie du sous-développement. Lorsqu’ils l’appellent affectueusement « Âammi Tebboune », c’est aussi leur confiance qu’ils expriment !
Zouhir Mebarki

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