Une réunion se tiendra lundi prochain au siège de l’Assemblée populaire nationale (APN) en présence du ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, ainsi que du secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale et des Compétences à l’Étranger, Rachid Bladehane, indique jeudi un communiqué de la chambre basse du parlement. La commission des affaires étrangères, de la coopération et de la communauté de l’Assemblée populaire nationale (APN), présidée par Abdelkader Abdelaoui, tiendra lundi prochain, à 10h00, une séance de travail avec Boukadoum et Bladehane afin de « discuter des questions d’actualité », précise la même source. Intervenant en pleine crise diplomatique entre Alger et Paris suite à la diffusion du très controversé documentaire sur le Hirak « Algérie mon amour » par la chaîne française, France 5, la réunion qualifiée « d’importante » devrait aborder cette affaire marquée par le rappel par l’Algérie de son ambassadeur en France pour « consultations ».
Les « harraga » de plus en plus nombreux
Si l’Espagne a enregistré une baisse de 31% des arrivées de migrants cette année, en raison notamment du confinement imposé dans de nombreux pays du monde pour endiguer la pandémie de coronavirus, le nombre d’Algériens débarqués dans la péninsule ibérique a en revanche nettement augmenté. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur cité par le journal local El diaro de Sevilla, près de 1 700 ressortissants algériens, également appelés harraga, sont parvenus à atteindre l’Espagne depuis le début de l’année, sur un total de 6 773 migrants. Au cours de la même période l’an dernier, ils n’étaient qu’une centaine d’Algériens.
Ces derniers représentent désormais la première nationalité des arrivées illégales dans le pays. Ils dépassent même les Marocains avec moins de 1 000 arrivées depuis janvier. Un tel phénomène ne s’était pas produit depuis 2016, d’après le quotidien El País qui cite les données de la direction générale de la police.
« Les Algériens sont de moins en moins nombreux à espérer un changement démocratique, alors ils quittent à nouveau leur pays, comme avant la révolution », commencée en février 2019, analysait en février le chercheur marocain spécialiste des migrations Ali Zoubeidi, joint par InfoMigrants.
La manip de Karim Tabou
La Cour de Tipasa a affirmé, jeudi dans un communiqué, que Karim Tabou « a volontairement refusé d’effectuer un appel téléphonique avec un membre de sa famille, en dépit de l’accord, qui lui a été signifié par les autorités judiciaires compétentes, suite à une demande qu’il avait exprimée précédemment ». Dans ce communiqué, le parquet général près la Cour de Tipasa a affirmé que Karim Tabou, en détention au niveau de l’établissement pénitencier de Koléa (Tipasa), « a effectivement émis une demande pour effectuer un appel téléphonique avec un membre de sa famille. Laquelle demande a été transférée par l’établissement pénitencier à l’autorité judiciaire compétente, qui l’a approuvée après examen ». « Après examen, la demande a été approuvée par les autorités judiciaires compétentes. Le concerné a été autorisé à effectuer une communication téléphonique avec sa famille, mais une fois informé de cette autorisation, et après invitation à utiliser le téléphone, Karim Tabou a refusé d’effectuer tout appel téléphonique, sauf après consultation de ses avocats », est-il affirmé dans le même document. La Cour de Tipasa a, à ce titre, « rejeté catégoriquement » les informations relayées par des organes de presse, portant sur le refus de la demande émise par l’intéressé pour un appel téléphonique avec sa famille, durant sa période de détention au niveau de l’établissement pénitencier relevant du territoire de compétence de la dite Cour, est-il souligné, par ailleurs.
Du nouveau pour les visas Schengen
En attendant le retour des dépôts de dossiers des demandes de visas Schengen, l’ambassade d’Italie a informé les demandeurs de visas dont les dossiers étaient en cours de traitement, qu’il était possible de retirer leurs passeports et de les recevoir sans se déplacer. En effet, c’est ce qu’a affirmé l’administration diplomatique dans un communiqué officiel rendu public le 17 mai dernier sur son site web en coordination avec le prestataire de services TLS Contact Italie. Le retrait des passeports déposés par les ressortissants Algériens pour obtenir un visa Schengen, est dorénavant possible et ce à compter de la même date. « TLScontact vous informe qu’à partir du 17 Mai 2020, vous avez la possibilité de recevoir votre passeport à l’adresse de votre choix par courrier express avec EMS, et cela pendant cette période de confinement », lit-on dans le communiqué de l’ambassade italienne. Ainsi, cette annonce porte à croire que le cours des choses pourrait « probablement bientôt revenir à la normale ». Cependant, pour récupérer son passeport, le centre de demande de visa pour l’Italie a expliqué qu’il fallait suivre certaines étapes détaillées sur son communiqué. Voici la procédure à suivre afin de retirer son passeport : Tout d’abord, le concerné doit vérifier sur son compte TLScontact la disponibilité de son passeport (prêt ou pas encore) dans l’un des centres du prestataire. Puis le demandeur doit se présenter à l’un des bureaux d’Algérie Poste afin de payer la prestation en effectuant un versement de 1 200 DZD sur le numéro de compte CCP de TLScontact : « 007 999 990 021 004 139 56». De plus, il est demandé d’envoyer la preuve du versement effectué à l’adresse e-mail suivante «contact.courrier@tlscontact.com », en précisant le numéro de référence de la demande de visa, nom et prénom, date de naissance ainsi que l’adresse complète à laquelle le client souhaite recevoir son passeport.
Le baromètre du «courrier»
Profil haut
Tayeb Zitouni, nouveau patron du RND
L’homme, sorti brusquement de l’anonymat, est directement placé sous les sunlights. Crest, comme dirait son prédécesseur à e-poste, Ahmed Ouyahia, une sorte de « rencontre d’un homme avec son destin ». Sic !
Profil bas
Azzedine Mihoubi, ancien ministre, candidat à l’élection présidentielle et Ex- SG du RND
Sorti par la toute petite porte, alors qu’il se voyait déjà dans le costard –trop grand pour lui- de président de la République, Azzeddine Mihoubi ne semble pas être au bout de ses peines puisqu’il risque par ailleurs d’être inquiété par la justice dans les tous prochains jours…
Mis aux poings
« Nous réaffirmons le soutien du bloc européen aux efforts de l’ONU visant à trouver une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable prévoyant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental », Josep Borrell, Haut-Représentant de l’Union européenne (UE) pour les affaires étrangères et de la politique de sécurité.
Point de solution en dehors du référendum d’autodétermination…