Zefizef

L’ALGÉRIE FIDÈLE AUX CAUSES SAHRAOUIE ET PALESTINIENNE : Le sport national assène deux gifles au Maroc et Israël

Le sport algérien continue de donner une image forte du pays. On ne fait pas allusion ici aux résultats des athlètes algériens qui participent aux jeux de la solidarité islamiques qualifiés jusque-là par de très timides, mais aux positions que ne cessent d’afficher nos athlètes et dirigeants en dehors des terrains. Lors de ces deux derniers jours, le nouveau président de la FAF, Djahid Zefizef, s’est distingué, à l’occasion du congrès de la CAF tenu en Tanzanie par une position qui l’honore et honore le sport national. Le successeur de Charaf Eddine Amara a été sous les feux de la rampe lorsqu’il a pris la parole. Alors que tout le monde s’attendait à ce qu’il s’exprime sur le sujet d’actualité du football continental, à savoir la nouvelle compétition que le patron de la CAF, Joseph Motsepe veut l’imposer (il a réussi à le faire), à savoir la Super ligue africaine des clubs, Zefizef lui a remis sur la table le dossier de l’exclusion du Sahara occidental de l’instance footballistique africaine. Une exclusion que le ‘’Makhzen’’ marocain a orchestré de bout en bout lors de l’avant dernier congrès tenu au Maroc. À l’époque, les doigts accusateurs étaient pointés vers l’ancien président de la FAF, Kheireddine Zetchi, qui n’a pas défendu comme il se doit la position algérienne. Mais Zefizef est monté cette fois-ci au créneau dans une contre-attaque qui a obligé le président de la Fédération marocaine de football, Faouzi Lekjaa, à reculer dans ses derniers retranchements. L’actuel homme fort du football algérien, inspiré naturellement par les principes fondamentaux de la politique extérieure de l’État algérien exprimée à maintes reprises par le président de la République Abdelmadjid Tebboune, a dénoncé les tentatives du ‘’Makhzen’’ d’intégrer la politique dans le sport africain. Une manière de faire qui visait à barrer la route à la Fédération de football de la RASD d’intégrer la CAF. Zefizef a rappelé à ce propos que l’attitude du ‘’Makhzen’’, sans le citer, est contraire aux règlements même de la CAF. L’intervention de Zefizef qui a duré six minutes a eu le mérite de rétablir la situation et surtout d’asséner une gifle à Lekdjaa et le Makhzen. D’ailleurs, le patron de la CAF, qui n’était pas en poste lors de l’adoption de la manœuvre marocaine, a promis de rouvrir le dossier, ce qui constitue déjà un succès de taille pour la démarche algérienne. Au lendemain de cette ‘’révolte’’ de la FAF, ce fut au tour d’un joueur de la sélection nationale de football de faire parler de lui aussi en boudant le déplacement de son équipe aux territoires palestiniens occupés. Il s’agit de l’ex-attaquant de l’ES Sétif, Mohamed Amine Amoura, qui a résisté aux pressions de son club suisse, Lugano, et refusé d’accompagner ses camarades qui avaient rendezvous dans une compétition européenne contre un club israélien. Amoura a reproduit pour l’occasion le même comportement de son compatriote et camarade en sélection, Ahmed Touba, auteur d’une même position en déclarant forfait pour le déplacement de son club turc, il y a quelques jours, aux territoires palestiniens occupés. De quoi donc faire honneur à l’Algérie qui campe sur sa position de refuser toute normalisation avec l’entité sioniste dans tous les domaines. Hakim S.