Le syndicat des travailleurs de l’aviation du Kenya (KAWU) a décidé la reprise du travail au terme d’une réunion avec les ministères concernés et les autorités aéroportuaires, tenue suite à la grève u personnel de l’aviation, observé mardi ayant entraîné des annulations, des retards et des déviations de vols, affectant les voyageurs nationaux et internationaux. L’accord de reprise du travail a été conclu à l’issue de négociations impliquant le ministère des Routes et des Transports, le ministère du Travail, l’Autorité aéroportuaire du Kenya (KAA) et le syndicat KAWU. Les parties se sont engagées à traiter les revendications des travailleurs par le biais d’une convention collective. « L’aviation contribue énormément à l’économie du pays, et nous sommes déterminés à faire en sorte que ce secteur reste stable », a déclaré Davies Chirchir, secrétaire du cabinet du ministère des Routes et des Transports, dans un communiqué conjoint publié à Nairobi. Les travailleurs de l’aviation kényane ont mis fin mardi, à leur grève de deux jours, qui avait perturbé les vols au principal aéroport international Jomo Kenyatta (JKIA) du pays. Au terme de l’accord précité, les opérations aéroportuaires à l’aéroport international Jomo Kenyatta et dans d’autres installations ont repris immédiatement. « Les mesures immédiates comprennent la révision du niveau de représentation du personnel de l’Autorité de l’aviation civile du Kenya (KCAA) afin de prendre en compte les grades précédemment proposés et convenus, mais non inclus », indique le communiqué. Kenya Airways et d’autres compagnies aériennes internationales ont signalé des modifications d’horaires et des retards importants en raison de contraintes opérationnelles liées au contrôle aérien. Le ministère du Travail apportera son concours à un processus de conciliation afin d’examiner tous les points soulevés et de parvenir à une solution amiable. La KAWU s’engage à un dialogue constructif visant à répondre aux préoccupations des travailleurs, tout en veillant à ce que les discussions en cours privilégient les passagers, la fiabilité du transport aérien et les intérêts nationaux. L’Autorité aéroportuaire du Kenya (KAA) a salué cette décision, soulignant que la perturbation avait paralysé les opérations aéroportuaires, soulevé des préoccupations en matière de sûreté et de sécurité et entraîné la mise en œuvre de mesures d’urgence. « Le trafic aérien reprend progressivement dans tous les aéroports. Les passagers sont invités à contacter leur compagnie aérienne pour connaître les horaires de vol les plus récents », a indiqué l’Autorité de l’aviation civile du Kenya (KAA) dans un communiqué.
Retards dans l’élaboration d’une convention collective, les conditions de travail et des revendications salariales
Le conflit social entre le syndicat et la KCAA était alimenté par des griefs non résolus, notamment des retards dans la mise en œuvre d’une convention collective datant d’une décennie, ainsi que par des préoccupations concernant les salaires et les conditions de travail. Le syndicat KAWU a déclaré que la grève était motivée par des revendications salariales et des conditions de travail améliorées. Des passagers se sont retrouvés bloqués dans les terminaux, et certains sont restés à bord des avions pendant de longues périodes en attendant l’autorisation de décollage à l’aéroport international Jomo Kenyatta (JKIA). Les autorités aéroportuaires et l’Autorité de l’aviation civile du Kenya (KCAA) ont mis en œuvre des mesures d’urgence pour gérer la congestion et résorber les retards. Le secteur aérien kényan est un moteur essentiel de la croissance économique, soutenant le tourisme, le commerce, le fret et l’emploi. Avec des millions de passagers et des milliards de dollars de fret annuel, une résolution rapide permettrait de préserver la confiance des investisseurs et les moyens de subsistance. Auparavant, Rebecca Miano, secrétaire du cabinet du ministère du Tourisme et de la Faune, avait appelé à une résolution immédiate, soulignant l’importance d’une infrastructure aéroportuaire fiable pour la reprise du tourisme et le commerce national. « Le fonctionnement ininterrompu de notre infrastructure aéroportuaire est vital pour la sécurité des voyageurs, le commerce national et les moyens de subsistance d’innombrables Kenyans qui dépendent du tourisme. J’exhorte respectueusement toutes les parties impliquées dans la grève des contrôleurs aériens à reprendre le dialogue de bonne foi et à résoudre rapidement leurs différends en suspens », a déclaré Miano.
R. I.













































