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JOE BIDEN INVESTI 46E PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS / Trump : « je reviendrais d’une manière ou d’une autre »

« Nous accueillons cette semaine une nouvelle administration et prions pour qu’elle réussisse à assurer la sécurité et la prospérité de l’Amérique », a déclaré le désormais ex-président des États-Unis, Donald Trump, à quelques heures avant la cérémonie d’investiture de son successeur, Joe Biden, hier à la Maison blanche.

La cérémonie de l’accession de Joe Biden, l’ex-vice –président américain, durant le mandat présidentiel de Barak Obama, à la tête de la présidence des États-Unis s’est déroulée, hier, dans des conditions exceptionnelles, en l’absence de milliers d’américains, outre le président sortant, Donald Trump. Absence non en raison des exigences qu’imposent la pandémie de Covid-19, aux américains, mais des risques de violences et d’actes criminels des pro-Trump, conséquences de quatre années du mandat présidentiel de Trump et du trumpisme qui, lui, demeure même après le départ de son symbole de la Maison Blanche.
Alors qu’elle était une ville presque fantôme, avec la mobilisation de près de 25 000 soldats pour sécuriser Washington, des menaces qui pesaient sur la cérémonie d’investiture de Joe Biden, 46ème président des États-Unis, hier, tous les feux étaient en rouge et les différents corps de sécurité en alerte, à travers le pays, en raison du départ de Trump de la Maison Blanche et l’arrivée de son nouveau locataire, pour les quatre prochaines années. C’est en face d’un pays divisé, confronté dans la durée, à des risques avérées de violences d’un courant extrémiste armé, du recul de l’économie américaine aggravée par la pandémie de covid-19 et de dizaines de millions d’américains plongés dans une situation socio-économique davantage précaire et les ravages de la propagation du virus et d’autres dossiers lourds de politique étrangère que Joe Biden a fait son discours d’investiture.
Si, dans son allocution, il a fait le tour des questions qu’il a jugées les plus importantes à aborder, insistant, sur son rôle de président de tous les américains, Joe Biden compte, dès le premier jour à la tête de la présidence de son pays, signer des décrets et son équipe de transition. L’équipe avait annoncé, la veille de la cérémonie d’investiture , que le programme quotidien pour sa première journée au bureau, comprendra une conférence de presse à la Maison Blanche vers 19 heures , (heures de Washington : Ndlr). Il sera question de la signature, selon la même source, de plus de 10 décrets exécutifs, annulant pour certains, des décisions du président sortant, Donald Trump, dont l’accord sur le Climat. Tard dans la soirée hier, heure locale, le président Joe Biden et la vice –présidente, Kamal Harris, une première dans l’histoire des États-Unis, ont prononcé, respectivement une allocution, lors de la cérémonie plus connu de « Celebrating Americaé », dans un contexte où le peuple américain est profondément divisé et confronté à des problèmes des plus complexes et difficiles, non seulement en lien avec l’héritage de Trump, mais aussi de ce qui a animé des millions d’américains, manifestant durant des mois, contre le racisme et l’exclusion. Par ailleurs, à moins de quelques minutes du départ de Donald Trump de la Maison-Blanche, son vice-président Mike Pence dans un tweet, n’a ni remercié, ni même cité le Président sortant dans son tweet d’adieu. L’ex –vice- président de Trump a écrit «Merci pour le privilège d’avoir été votre vice-Président ces quatre dernières années.
Cela a été le plus grand honneur de ma vie » et d’ajouter qu’ « au nom de notre merveilleuse Seconde dame, Karen Pence, et de toute notre famille, merci et que Dieu bénisse l’Amérique», partageant plusieurs photos avec ses proches, mais aucune avec Donald Trump. Quittant la Maison blanche, en présence de quelques fonctionnaires, outre qu’il n’a pas été à la cérémonie d’investiture de Joe Biden, l’ex-président américain Trump n’a pas aussi fait accompagner son départ de la Maison Blanche par le nouveau locataire de la Maison Blanche, comme c’est la tradition et à laquelle sont habitués les américains. Atterrissant à la base Andrews, Meryland, en provenance de la Maison Blanche, Donald Trump, a donné un discours d’adieu, dans une cérémonie, boudée par le patron des républicains et de nombreux hauts responsables américains, l’ayant accompagné, durant les quatre années de son mandat, dont son vice-président, Mike Pince et son chargé des affaires étrangères, Mike Pampeo et autres. Il a déclaré, avant de s’envoler, en Californie, « je reviendrais d’une manière ou d’une autre ».
Karima Bennour