Avec le retour du froid et la remise en marche des appareils de chauffage, la vérification des installations domestiques devient une priorité. Chaque année, les intoxications au monoxyde de carbone rappellent les dangers liés aux équipements défectueux, au manque d’entretien et à une mauvaise ventilation des logements. La Protection civile renouvelle ainsi ses appels à la vigilance et insiste sur l’importance des gestes de prévention.
Dans les foyers, les préparatifs hivernaux commencent progressivement. Chauffages, radiateurs et chauffe-eau sont remis en service après plusieurs mois d’inactivité. Mais avant de les rallumer, un contrôle s’impose. Dépoussiérage, vérification des tuyaux et des raccordements, inspection des conduits d’évacuation et contrôle du fonctionnement des appareils figurent parmi les précautions indispensables. Pour les spécialistes, ces précautions ne doivent toutefois pas se limiter à un simple entretien domestique. Les chauffagistes recommandent de faire contrôler les appareils par des professionnels qualifiés, notamment les brûleurs, les raccordements, les conduits d’évacuation et les systèmes de ventilation. Une installation défectueuse ou une évacuation obstruée peut en effet favoriser l’accumulation du monoxyde de carbone, un gaz toxique, invisible et inodore, susceptible de provoquer des intoxications mortelles.
Que faire !
Face à ces risques, la Protection civile a lancé, dès le 6 octobre dernier à M’sila, une campagne nationale de sensibilisation sous le slogan « Pour un hiver en toute sécurité ». Les chiffres communiqués par la Direction générale de la Protection civile témoignent de la gravité du phénomène. Durant les neuf premiers mois de 2026, 238 interventions ont été enregistrées, permettant de secourir et d’assister 712 personnes, tandis que 81 décès ont malheureusement été déplorés.
Le capitaine Zohir Benamzal, chargé de la communication à la Direction générale de la Protection civile, rappelle la nécessité de vérifier régulièrement les appareils de chauffage et les chauffe-eau, de ne jamais obstruer les ouvertures d’aération et de s’assurer que les gaz brûlés sont correctement évacués vers l’extérieur.
Il recommande également d’aérer quotidiennement les logements pendant au moins dix minutes, même par temps froid, et de ne jamais utiliser une cuisinière ou un four pour chauffer une pièce. L’installation de détecteurs de monoxyde de carbone constitue, par ailleurs, une précaution supplémentaire. Enfin, l’apparition de maux de tête, de vertiges, de nausées ou de difficultés respiratoires doit immédiatement alerter les occupants. En cas de suspicion d’intoxication, il faut quitter les lieux, aérer sans s’exposer au danger et contacter les secours depuis l’extérieur en composant le 14 ou le numéro vert 1021. Au-delà du confort thermique, la préparation de l’hiver passe donc avant tout par la sécurisation des installations et l’adoption de réflexes simples, qui peuvent sauver des vies.
A. N.










