Rahabi

ILS ONT RÉAGI AU MEURTRE DE DJAMEL BENSMAIL

Abdelaziz Rahabi : « acte ignoble qui relève d’un autre âge »
L’ancien ministre de la Communication et de la Culture et ex-diplomate, Abdelaziz Rahabi, a réagi au meurtre du jeune Djamel Bensmaïl, originaire d’Aïn Defla, perpétré à Larbâa Nath Irathen dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Dans un post publié sur son compte Facebook intitulé « le temps de la fraternité, de l’union et de la responsabilité», Rahabi a indiqué, que « le lynchage de Djamel Bensmaïl unanimement condamné est un acte ignoble et relève d’un autre âge ». Précisant que « la justice doit être rendue en toute sérénité et rigueur pour que force reste à la loi, en toutes circonstances et en tous lieux ». Abdelaziz Rahabi a estimé que « la violence est le produit de la généralisation du désordre, de l’inquiétante banalisation de la mort en Algérie et du recul avéré de l’État de droit dont l’établissement est retardé par l’autoritarisme du pouvoir et l’archaïsme de ses institutions ». Il a également souligné que « ce crime odieux ne saurait entacher les valeurs millénaires d’hospitalité et de fraternité de toute une région qui traverse une situation dramatique », précisant qu’ « elle est portée par un élan national et spontané de solidarité et de compassion qui marque le temps de la fraternité, de l’union et de la responsabilité». Mokrane Aït Larbi : « les auteurs du crime ne représentent pas la région de L.N.I » L’avocat et défenseur des droits de l’Homme, Mokrane Aït Larbi a souligné que la justice doit faire son devoir de « punir tous ceux qui ont contribué, d’une manière ou d’une autre, à l’assassinat du jeune Djamal Bensmaïl » et « de leur infliger des peinessévères». Estimant que les auteurs du crime « ne représentent pas la région de Larbaâ Nath Irathen, de la wilaya de Tizi-Ouzou, ni les habitants de la Kabylie », écrit Aït Larbi sur sa page Facebook, accusant « des parties étrangères derrière ces actes criminels dans la région de la Kabylie notamment Tizi-Ouzou et d’autres régions du pays ». « Mais le peuple, malgré son manque de moyens, a une nouvelle fois démontré sa volonté de se sacrifier pour sauver des vies.
Des dizaines d’Algériens, civils et militaires, sont tombés en martyrs en tentant d’éteindre les incendies, soulignant que ces victimes civiles et militaires resteront dans la mémoire de l’Algérie, notamment de la Kabylie».

Issad Mabrouk : « rien ne peut justifier ce crime, quels qu’en soient les motifs »
Le président du Syndicat national des magistrats (SNM), Issad Mabrouk, a affirmé que le crime commis contre Djamel Bensmaïl, dans la commune de L.N.I. à Tizi-Ouzou, n’accepte aucune justification, quels qu’en soient les motifs. Dans des déclarations médiatiques, Issad Mabrouk a souligné la nécessité de l’intervention des institutions de l’État pour prouver leur existence et leur efficacité dans l’exercice du rôle constitutionnel qui leur est confié. En réaction au communiqué du procureur de la République près du tribunal de Larbâa Nath Irathan, le magistrat a déclaré : « Bien qu’il soit publié tard, il démontre (le communiqué) que les enquêtes sont en cours pour démontrer la vérité », mais d’après les données fournies, poursuivit–il « nous concluons quelque chose de terrible, le défunt (Bensmaïl) a été arrêté avec deux autres personnes, il a été traité d’une manière hideuse, ce qui signifie que ces personnes ne reconnaissent pas du tout l’État ou la primauté du droit ».
Dans le même sens, Issad Mabrouk a appelé l’intervention stricte et résolue des Institutions de l’État, ajoutant : «Sans cela, nous nous dirigeons vers l’effondrement de la valeur de l’État et de la valeur de ses Institutions, car la question est très dangereuse ».
Sarah Oubraham