La nouvelle année à peine commencée qu’on sent un climat délétère et pesant s’installer. Des voix sorties de nulle part, envahissent les réseaux sociaux en diffusant des informations les unes plus toxiques que les autres. Des infos, un quart vrai, trois quarts faux. Exemple : une augmentation du tarif des carburants alors que l’État continue de les subventionner en y consacrant des sommes colossales. Ensuite un nouveau code de la route qui est toujours en débat au Parlement et peut être enrichi. Et enfin une maladroite décision de la Banque d’Algérie, vite corrigée, concernant les versements en espèces des commerçants dans leurs comptes bancaires. Trois exemples qui auraient pu faire l’objet de « points d’ordre » et s’inscrire au dialogue pour être corrigés. Au lieu de cela, ces trois « motifs » ont été saisis au vol par des milieux occultes, aux aguets du moindre faux pas de l’administration. Ils ont été triturés, amplifiés et livrés déformés à l’opinion publique. Le but ? Manipuler et semer les graines du désordre. Pour, ensuite, souffler sur les braises et tenter d’installer le chaos. Qui et pourquoi ? Simple constat de journaliste : il n’aura échappé à personne, que ce sont des tentatives de déstabilisation du pays. Des opérations qui sonnent comme des réponses à l’adoption de la loi criminalisant le colonialisme et à la révision du code de la nationalité qui est en débat au Sénat. L’identification de ces milieux toxiques ? Il suffit de suivre à qui s’adressent ces deux lois. Ce sont les colonialistes et leurs suppôts (colonisables aurait dit Malek Bennabi), dont les parents ont combattu les moudjahidine lors de la guerre de Libération nationale. S’ils ont choisi pour cible nos commerçants pour tenter de les entraîner dans une aventure contre leurs propres intérêts et ceux de leur pays, ce n’est pas par hasard. Il y a 69 ans, le 28 janvier 1957, en pleine guerre d’Algérie, nos commerçants sont montés aux premières lignes du combat pour la libération du pays, lors de la grève des huit jours. Il est impensable que les fiers enfants de ces commerçants algériens qui, hier, se sont sacrifiés pour arracher l’Indépendance du pays, puissent répondre à ces voix qui les appellent à détruire le pays. Il y a là comme une revanche des colonialistes et de leurs supplétifs. Haddari ! Haddari ! Les vrais patriotes savent qu’ils doivent protéger le pays, pour lequel leurs parents sont morts. Qu’ils peuvent rectifier une décision qu’ils jugent aller dans le mauvais sens en répondant au dialogue proposé par les institutions du pays. Des solutions existent. Sans tomber dans le piège de nos ennemis. À l’image de nos commerçants de 1957, leurs héritiers d’aujourd’hui placent l’Algérie au-dessus de toute autre considération. Aucune loi, aucune décision n’est sacrée, ni immuable. Tout est révisable. Par le dialogue. En serrant les rangs. En restant unis. En préservant la paix et la stabilité de la patrie. Surtout ne jamais répondre aux appels fantomatiques. Haddari ! Haddari ! Gloire à nos Chouhada ! Vive l’Algérie !
Zouhir Mebarki








































