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Grand Prix d’Autriche : Le judo algérien poursuit sa chute libre

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La participation algérienne au Grand Prix de judo disputé en Autriche s’est soldée par un bilan tout simplement décevant, illustrant parfaitement la chute libre que connaît la discipline en Algérie depuis quelques années.
Engagés avec l’ambition de réaliser un parcours honorable sur la scène internationale, les judokas algériens ont toutefois été stoppés avant les quarts de finale, malgré quelques performances encourageantes au premier tour.
Ce résultat s’explique en grande partie par le manque de compétition de plusieurs athlètes retenus pour ce tournoi. La majorité d’entre eux n’avaient d’ailleurs pas pris part au championnat national organisé récemment à Oran, un rendez-vous pourtant important pour maintenir le rythme de la compétition. Ce manque de repères sur le tatami a semblé peser face à des adversaires habitués au très haut niveau.
Dans la catégorie des moins de 48 kg, Kaddour Houaria a bien entamé son tournoi en s’imposant face à la Roumaine Laura Bogdan Bozariu. Son parcours s’est toutefois arrêté en huitièmes de finale face à la Kazakhe Habiba Abuzakinova, actuelle numéro 1 mondiale. Une élimination logique face à une adversaire de très haut niveau.
Chez les moins de 57 kg, Khadija Bakhira n’a pas réussi à franchir le premier obstacle. Opposée à la Brésilienne Jessica Lima, la judoka algérienne s’est inclinée sur un Yuko au terme d’un combat disputé, quittant la compétition dès les 32es de finale.
Dans la catégorie des moins de 63 kg, Amina Belkadi a signé une victoire convaincante au premier tour contre l’Autrichienne Helena Rottenhofer. Elle n’a cependant pas réussi à poursuivre sur sa lancée, s’inclinant en huitièmes de finale face à la Croate Nina Kvietko après une action décisive sanctionnée par un Hansoku-make.
Chez les moins de 66 kg, Kais Medether a débuté de manière prometteuse en dominant l’Australien Joshua Katz par ippon. Mais au tour suivant, il a été éliminé par le Britannique Michael Fryer, qui s’est imposé sur un Waza-ari.
Dans la catégorie des moins de 73 kg, l’espoir du judo algérien Messaoud Driss a commencé par une victoire face au Serbe Matija Stosic. Son parcours s’est toutefois arrêté en 32es de finale contre le Géorgien Lasha Shavdatuashvili, véritable référence mondiale de la discipline, qui l’a emporté après un Hansoku-make. Une confrontation difficile mais riche en enseignements pour le jeune judoka.
Dans la catégorie des plus de 100 kg, Mustapha Bouamar a lui aussi bien lancé sa compétition en battant l’Ukrainien Khamo Yakiv par ippon. Il a ensuite été éliminé en huitièmes de finale par le Géorgien Irakli Demtarchvili.
Enfin, Mohamed Mahdi Lili n’a pas réussi à franchir les 32es de finale dans la même catégorie, s’inclinant face à l’Estonien Karl Brelin sur ippon.
Au final, aucun judoka algérien n’est parvenu à atteindre les quarts de finale de ce Grand Prix. Au-delà du niveau élevé de la compétition et de la présence de champions mondiaux, le manque de compétitions disputées récemment par plusieurs athlètes semble avoir pesé dans leurs performances. Leur absence au championnat national d’Oran a notamment été relevée par plusieurs observateurs.
Pour la sélection algérienne, l’enjeu sera désormais de multiplier les compétitions afin de permettre aux judokas de retrouver le rythme et d’accumuler de l’expérience internationale, un facteur indispensable pour rivaliser avec les grandes nations du judo.
H. S.

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