Accueil ACTUALITÉ G5 SAHEL : Deux réunions autour de l’évolution d’une situation préoccupante

G5 SAHEL : Deux réunions autour de l’évolution d’une situation préoccupante

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Le président du Conseil européen, Charles Michel, et Mohamed Ould Ghazouani, le président en exercice du G5 Sahel, devaient co-présider hier mardi une visioconférence UE-G5 Sahel, avec la participation des Nations unies et de la Commission de l’Union africaine.

L’Union européenne est un partenaire de premier plan des pays du Sahel et s’est engagée à leurs côtés afin de répondre aux défis auxquels la région est confrontée. Cette visioconférence témoigne de l’importance que l’Union européenne accorde à sa coopération avec le G5 Sahel et permettra de enforcer l’engagement collectif de l’UE et des pays du G5 Sahel sur des objectifs partagés en faveur de la sécurité et la stabilité du Sahel. L’Union européenne et le G5 Sahel veulent marquer le renouveau et le renforcement de leur engagement conjoint, autour d’une série d’initiatives et cadres politiques tels que la Coalition pour la Sahel, le Partenariat pour la sécurité et la stabilité au Sahel et le Cadre d’actions prioritaires Intégré du G5 Sahel. Tout en réitérant son engagement en tant que partenaire de premier plan des pays du Sahel afin de répondre aux défis auxquels la région est confrontée, l’Union européenne insiste que la pandémie globale Covid-19 « ne peut signifier un ralentissement » de ses efforts collectifs en faveur du Sahel, d’autant plus que la situation y reste « particulièrement préoccupante, comme en témoignent » les attaques récentes.
Mais déjà, lundi,  la France et les pays du G5 Sahel se sont concertés, toujours par visioconférence, sur l’évolution de la situation. Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense du G5 Sahel (Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso, Mauritanie) et français, qui ont pris part à cette visioconférence, ont « souligné l’importance de l’envoi, dès que possible, d’un bataillon tchadien de 500 hommes  dans la zone des trois frontières », selon une déclaration conjointe publiée dans la capitale française.
Le président tchadien, Idriss Déby, a mis la pression sur ses partenaires le 10 avril en annonçant que son armée, alliée clé de la force française Barkhane au Sahel, allait cesser de participer à des opérations hors des frontières tchadiennes.
En janvier, il avait accepté d’envoyer un bataillon supplémentaire de 480 hommes dans la région des trois frontières, au sein de la Force du G5 Sahel. Depuis, la signification exacte de ces propos a été sujette à conjectures, notamment la participation du Tchad à la Force conjointe du G5 Sahel, qui doit compter à terme 5.000 hommes pour lutter contre les terroristes dans les zones frontalières mais peine à monter en puissance.
La ministre française des Armées, Florence Parly, a assuré tout dernièrement que le Tchad restait engagé dans le G5 Sahel. « Il n’y a pas de préoccupation », souligne-t-on à Paris, en notant que les soldats promis dans la région des trois frontières n’avaient été que « temporairement » dépêchés au Lac Tchad face à Boko Haram. Le 23 mars, une attaque du groupe Boko Haram sur la presqu’île de Bohoma, au Tchad, a coûté la vie à une centaine de militaires tchadiens, la plus lourde perte de l’armée en une journée.
Le président français, Emmanuel Macron et ses homologues du G5 Sahel, avaient affirmé en janvier à Pau (sud-ouest de la France) leur volonté d’accentuer leurs efforts militaires sur la région des trois frontières. Ils s’étaient également engagés à renforcer la coopération de leurs armées sur le terrain. Les effectifs de Barkhane sont, depuis, passés de 4 500 à 5 100 militaires. Paris espère que cette mobilisation permettra d’inverser le rapport de forces dans le Sahel, où les groupes armés ont multiplié les attaques ces derniers mois.
M. Bendib

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