Accueil ACTUALITÉ FRAPPES IRANIENNES SUR LES TERRES PALESTINIENNES OCCUPÉES : Plus de 300 blessés...

FRAPPES IRANIENNES SUR LES TERRES PALESTINIENNES OCCUPÉES : Plus de 300 blessés en 24 heures, Arad durement touchée

0

La confrontation militaire entre l’Iran et l’entité sioniste connaît une nouvelle escalade, marquée par une intensification des frappes de missiles et des pertes humaines croissantes. Selon les autorités sionistes, 303 personnes ont été blessées au cours des dernières 24 heures à la suite d’attaques iraniennes. D’après la télévision iranienne, les forces armées de Téhéran ont lancé une nouvelle salve de missiles en direction du territoire palestinien occupé. Des médias sionistes ont confirmé la détection de tirs visant notamment le centre du pays, tandis que des sirènes d’alerte ont retenti à El-Qods et dans plusieurs autres zones, accompagnées d’explosions dans la région de la Shfela. Plusieurs incidents ont été signalés, dont une blessure sur la route 44 près de Rishon LeZion, ainsi que la chute de débris de missiles dans différentes localités du centre. L’hôpital Soroka a indiqué avoir accueilli 175 blessés provenant notamment de Dimona et d’Arad à la suite des frappes survenues la veille. La ville de tel Arad, dans le sud des territoires occupées, apparaît comme l’une des zones les plus durement touchées. Selon les médias sionistes, 88 personnes y ont été blessées, dont sept dans un état grave. Environ 20 bâtiments ont été endommagés, contraignant les autorités à évacuer près de 150 familles. Le maire de la ville a confirmé l’ampleur des dégâts et la nécessité d’évacuer les habitants des quartiers touchés. De son côté, l’armée israélienne a reconnu l’échec de deux tentatives d’interception d’un missile iranien, estimé à 450 kilogrammes, qui a directement frappé la zone. Face à cette situation, les autorités sionistes ont renforcé les mesures d’urgence dans le sud du pays, tandis que le ministère de la Santé a décidé de transférer une partie des blessés vers des hôpitaux du centre afin de soulager les structures locales, notamment l’hôpital Soroka. La région revêt une importance stratégique, en raison de sa proximité avec plusieurs installations militaires, dont la base aérienne de Nevatim, équipée d’avions de combat F-35, ainsi que des infrastructures sensibles liées à l’industrie militaire. La ville de Dimona, connue pour abriter un réacteur nucléaire, se situe également à proximité.

Usage de drones avancés

Parallèlement aux frappes de missiles, l’Iran affirme avoir utilisé des drones de nouvelle génération. Le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, a indiqué que l’attaque visant l’aéroport Ben Gourion avait été menée à l’aide du drone « Arash 2 ». Selon lui, cet appareil se distingue par une faible signature radar, lui permettant d’échapper aux systèmes de défense, et par sa capacité à être produit et déployé en grand nombre rapidement. Dans ce contexte de tensions, des médias sionisites font état d’un mouvement croissant de départs de civils vers l’étranger. La chaîne i24NEWS rapporte que des milliers de sionistes, y compris des familles et des étudiants étrangers, transitent par le poste-frontière de Taba, en direction de l’Égypte, afin de rejoindre des vols internationaux depuis le Sinaï. Ce point de passage est devenu particulièrement actif, avec des navettes organisées pour transporter les voyageurs depuis Elqods. Toutefois, la hausse récente des frais de passage imposée par les autorités égyptiennes — passés de 25 à 60 dollars — suscite une vive polémique et des critiques sur les réseaux sociaux.

Intensification des opérations militaires

Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir mené une nouvelle vague d’attaques, baptisée « Promesse véridique 4 », visant plusieurs sites militaires et sécuritaires dans différentes villes, dont Arad, Dimona, Eilat, Beer-Sheva et Kiryat Gat. Selon leur communiqué, ces opérations auraient infligé de « lourds dégâts » et provoqué un nombre important de victimes, évoquant plus de 200 morts et blessés dans les premières heures de l’offensive. Ces affirmations n’ont toutefois pas été confirmées de manière indépendante. De précédents bilans évoquaient déjà au moins huit morts et une centaine de blessés à la suite de la chute d’un missile iranien à Arad. Ces développements s’inscrivent dans un contexte de confrontation prolongée entre l’Iran, les États-Unis et l’entité sioniste, amorcée fin février. Téhéran affirme agir en réponse à des attaques visant son territoire, notamment des infrastructures civiles et des zones résidentielles. Alors que les frappes se poursuivent et que les pertes s’alourdissent de part et d’autre, la situation laisse craindre une aggravation du conflit et une extension régionale des hostilités.

La résistance libanaise intensifie ses opérations contre des positions sionistes 

La branche armée de la résistance libanaise a annoncé, hier, avoir mené une série d’opérations militaires visant des positions et des regroupements de l’armée sioniste le long de la frontière sud du Liban. Ces actions s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes entre le Liban et l’entité sioniste, marqué par des échanges réguliers de tirs et une intensification des hostilités. Selon un communiqué de la résistance, plusieurs opérations ont été menées à des horaires rapprochés. Dès 08h40, un regroupement de soldats sionistes a été ciblé dans la zone de Taybeh par une salve de roquettes, présentée comme une action en défense du Liban et de son peuple. Plus tôt dans la matinée, à 08h00, deux frappes distinctes ont visé le site de Ras Naqoura ainsi que la colonie de Misgav Am, également à l’aide de tirs de roquettes. Par ailleurs, des attaques de drones suicides ont été menées à 06h15 contre la caserne d’Avivim, puis à 06h30 contre celle de Ramot Naftali. Dans la nuit et à l’aube, les opérations se sont multipliées : à 05h00, un missile « de qualité » a ciblé des soldats et des véhicules israéliens dans la localité de Taybeh. À 03h10, un projectile lourd a frappé un regroupement de troupes près du centre de détention de Khiam, tandis qu’à 02h10, des drones ont visé une position sioniste à Hanita, en face du village frontalier d’Alma al-Shaab.  Dans le cadre de ce que la résistance a présenté comme un avertissement adressé aux colonies du nord de la Palestine occupée, plusieurs autres attaques ont été revendiquées. À 02h40, la colonie de Dishon a été ciblée par des roquettes. D’autres frappes ont visé des regroupements de soldats à Avivim et dans la zone de Khirbet al-Manara, près du village frontalier de Houla. Du côté sioniste, des médias locaux ont rapporté la mort d’une personne dans la colonie de Misgav Am, située dans la région du doigt de la Galilée, à la suite de tirs en provenance du Liban. Deux autres personnes auraient été blessées, dont l’une grièrement. Les mêmes sources ont fait état du déclenchement des sirènes d’alerte dans plusieurs localités du nord d’Israël, notamment à Misgav Am, Kiryat Shmona et Margaliot, après la détection de tirs de roquettes. Des incidents sécuritaires auraient également été signalés dans plusieurs zones, dont Manara et Arad.

Des combats qui s’étendent au territoire libanais

En parallèle, la résistance libanaise affirme avoir mené des opérations défensives contre des forces israéliennes ayant pénétré le territoire libanais. Des regroupements de soldats et de véhicules militaires auraient été ciblés dans plusieurs localités frontalières, notamment à Adaisseh et Markaba, par des salves de roquettes. D’autres frappes ont visé la colline d’al-Mahisibat, au sud du projet de Taybeh, à plusieurs reprises, ainsi que des positions israéliennes dans la région de Khiam, où des tirs de roquettes ont également ciblé des sites militaires nouvellement établis. Selon les déclarations du mouvement, ces opérations visent à contrer les tentatives d’infiltration de l’armée israélienne dans le sud du Liban. La résistance affirme engager des combats rapprochés dans certaines zones, évoquant des affrontements « à distance zéro » avec les forces sionistes. Cette intensification des opérations intervient dans un contexte de poursuite des frappes israéliennes sur le territoire libanais, notamment dans le sud du pays, la région de la Bekaa et la banlieue sud de Beyrouth. Les bombardements auraient récemment touché également la capitale libanaise, élargissant ainsi le champ des hostilités. Alors que les échanges de tirs se multiplient de part et d’autre de la frontière, la situation fait craindre une escalade plus large du conflit, susceptible d’impliquer davantage d’acteurs régionaux et de déstabiliser durablement la région.

La résistance en Irak revendique 21 opérations en 24 heures contre des bases américaines

La résistance en Irak a annoncé, hier, avoir mené une série d’attaques coordonnées contre des bases américaines en Irak et dans la région, revendiquant un total de 21 opérations en l’espace de 24 heures. Dans un communiqué officiel, le mouvement affirme avoir mobilisé « des dizaines de drones et de roquettes » pour frapper ce qu’il qualifie de « bases de l’occupation en Irak et dans la région ». Cette intensification marque une nouvelle escalade dans les tensions sécuritaires qui secouent le pays. Selon des sources médiatiques locales, dont un correspondant sur place, plusieurs explosions ont été entendues plus tôt dans la ville d’Erbil, au Kurdistan irakien, sans qu’un bilan précis ne soit immédiatement disponible. La région, qui abrite notamment des installations diplomatiques et militaires étrangères, est régulièrement visée par ce type d’attaques. Dans la nuit de samedi à dimanche, une attaque aurait également ciblé le consulat des États-Unis à Erbil. Parallèlement, un drone aurait visé la base militaire américaine dite « Victory », située à Bagdad. Cette installation stratégique fait partie des principaux sites militaires utilisés par les forces américaines dans la capitale irakienne. Toujours selon les mêmes sources, des roquettes de type Katyusha ont été tirées en direction d’un camp de soutien logistique lié à l’ambassade américaine, à proximité de l’aéroport international de Bagdad. Ce secteur hautement sécurisé constitue un point névralgique de la présence diplomatique et militaire américaine en Irak. Depuis le déclenchement de la guerre impliquant l’Iran, les attaques revendiquées par la résistance irakienne contre les intérêts américains se sont multipliées. 

M. Seghilani 

Article précédentLe cœur et la raison
Article suivantLa France affiche son alignement contre l’Iran : Jean-Noël Barrot  annonce une  posture partiale à partir de l’entité sioniste