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ENTREPRISE CONDOR ELECTRONICS : 2400 salariés licenciés

Son patron Abderrahmane Benhamadi étant en détention provisoire depuis août 2019, facteur de blocage auquel s’ajoutent les restrictions imposées sur les importations d’intrants à l’industrie locale, du fait de la crise, le groupe Condor Electronics, spécialisé en téléphonie mobile et l’électroménager, fait face à d’énormes difficultés. Un état de fait qui contraint l’administration de l’entreprise à licencier 2400 de ses employés, et s’« attelle » à mettre 1000 autres en chômage technique dans un proche avenir. C’est dire le géant de l’électronique privé national de Bordj Bou-Arré- ridj risque la faillite. Ainsi, près de 40 % des salariés de Condor Electronics, ce qui représente un millier d’employés, seront réduits au chô- mage technique «  prochainement  » en raison de «  problèmes significatifs  » auxquels fait face cette entité implantée dans la zone industrielle de BBA, a appris l’APS auprès de la direction de l’administration de cette entreprise économique. Précisément, cette mesure, consistant à libérer les employés de la charge de travail journalière, concerne le personnel des unités de montage de télé- phone et d’articles électroménagers. « Cette décision est imposée par les problèmes significatifs que rencontre l’entreprise, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement en matière première et les retards de délivrance des licences d’importation », a expliqué l’administration de l’entreprise. Auparavant, ce qui n’a paradoxalement pas fait de bruit, 2400 employés ayant un contrat à durée déterminée ont été licenciés récemment, selon la même source. Mais, les travailleurs, soucieux de garder leurs emplois surtout pour les chefs de famille qui se retrouvent du jour au lendemain sans travail, ont fini par briser le silence. C’est ainsi que, rapporte l’APS, «  plusieurs centaines de salariés de cette entreprise, filiale du Groupe Benhamadi, ont observé un sit-in devant la direction des ressources humaines dans la zone industrielle de Bordj Bou-Arréridj». Approchés pour connaître leurs sentiments immédiats, les représentants des protestataires ont fait part à l’APS de leur préoccupation à l’égard de cette mesure. Autrement dit, ils « veulent des explications quant à leur avenir ». Du côté de l’administration, un représentant réplique, lui, que des «  négociations avec les représentants des employés sur les mécanismes d’application de la mise en chômage technique conformément aux lois dictées par le code du travail ont été engagées », assurant que cette entreprise « compte bien surmonter la situation actuelle dans les plus brefs délais». C’est tout le mal qu’il convient de souhaiter aux 6500 personnes qu’emploie cette entreprise.
Farid G.