Accueil ACTUALITÉ DÉTROIT D’ORMUZ : Le coup de semonce de la marine iranienne

DÉTROIT D’ORMUZ : Le coup de semonce de la marine iranienne

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En droite ligne des pratiques habituelles de l’impérialisme américain, et alors que la trêve est en cours et que les négociations avec l’Iran en étaient à leur début, le président Donald Trump annonce une bataille navale à venir dans la région du Golfe.

Il a affirmé, dans une publication sur Truth Social, avoir imposé un blocus naval aux navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz. Donald Trump a donné instruction à la marine de rechercher et d’intercepter tout navire se trouvant dans les eaux internationales et ayant versé des taxes à l’Iran. Plus tôt, hier, le vice-président américain J.D. Vance, en visite au Pakistan, a annoncé que les négociations avec l’Iran pour mettre fin à la guerre avaient échoué. Pour le président de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, Ebrahim Azizi, à la télévision iranienne, « le comportement de Trump est normal pour un président défait». Il a fait remarquer que les Américains voulaient faire une démonstration de force samedi et ont tenté, par une opération trompeuse, de manœuvrer dans le détroit d’Ormuz. Il a  mis en garde les États-Unis de ne pas commettre encore d’erreurs de calcul, car ils subiront des défaites encore plus lourdes que celles que nous avons connues au cours des quarante derniers jours et encourront de lourdes pertes. La marine iranienne a fait savoir que toute tentative de traversée du détroit d’Ormuz par des navires de guerre entraînerait une riposte ferme, insistant sur le fait que seuls les navires non militaires seraient autorisés à y passer, conformément à une réglementation spécifique. Auparavant, la marine iranienne avait affirmé son « contrôle intelligent et puissant » sur le détroit, déclarant que le trafic maritime dans cette voie navigable stratégique était soumis à sa propre surveillance et à sa propre réglementation. Dans le même sens, le vice-président iranien Mohammad Reza Aref a réaffirmé que Téhéran conservait sa pleine souveraineté sur le détroit d’Ormuz, le considérant comme une garantie fondamentale des droits du peuple iranien dans sa quête de réparations de guerre. Hier, les délégations iranienne et américaine ont quitté Islamabad. La délégation iranienne a été saluée par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères pakistanais Mohammad Ishaq Dar, le président de l’Assemblée nationale Ayaz Sadiq, le chef d’état-major des armées Asim Munir et le ministre de l’Intérieur Mohsen Naqvi. Des responsables ont indiqué à CBS News que l’ensemble de la délégation américaine avait également quitté le Pakistan après les pourparlers concernant l’Iran, aucun membre de l’équipe de négociation ne restant dans le pays. Concernant les pourparlers, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghaliba a affirmé dimanche que l’Iran « a de bonnes intentions, mais manque de confiance en l’autre partie ». Il a indiqué que les États-Unis « ont compris la logique et les principes de l’Iran » et qu’« il est temps pour eux de décider s’ils peuvent ou non gagner notre confiance ». Il a poursuivi en soulignant : « Nous ne relâcherons pas nos efforts pour consolider les acquis de l’opération de défense nationale de 40 jours pour le peuple iranien». Le président russe Vladimir Poutine et son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, ont discuté dimanche, lors d’un entretien téléphonique, des résultats des négociations américano-iraniennes menées sous l’égide du Pakistan. L’agence de presse russe Interfax a rapporté que Poutine a déclaré : « Moscou est prêt à poursuivre ses efforts pour faciliter un règlement au Moyen-Orient. » De son côté, Pezeshkian a exprimé sa gratitude à son homologue russe pour la position de principe de la Russie, selon le Kremlin. Pour rappel, Islamabad a accueilli des pourparlers irano-américains visant à établir un cessez-le-feu dans la région. Ces pourparlers ont débuté samedi à 13 h avec le Premier ministre pakistanais, avant le début des négociations avec la partie américaine. Les négociations entre la délégation américaine, conduite par le vice-président J.D. Vance, et la délégation iranienne, menée par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui se sont déroulées au niveau des principales délégations puis des équipes techniques, ont duré plus de 21 heures.
M. R.

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