Accueil À LA UNE CONFLIT RUSSO-UKRAINIEN : Sur la voie de la paix,à l’initiative des États-Unis

CONFLIT RUSSO-UKRAINIEN : Sur la voie de la paix,à l’initiative des États-Unis

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Ce lundi après-midi, à l’initiative des États-Unis, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté par dix voix pour, aucune voix contre et l’abstention des cinq membres européens du Conseil, une résolution sur la crise ukrainienne demandant qu’il soit mis fin au conflit « dans les plus brefs délais » et plaidant pour « une paix durable entre l’Ukraine et la Fédération de Russie ».
Elle déplore, en outre, les pertes en vies humaines causées par « le conflit entre la Fédération de Russie et l’Ukraine ». Trois amendements défavorables à la Russie proposés par les pays européens membres du Conseil (France, Royaume-Uni, Grèce, Danemark et Slovénie) ont été rejetés. Les observateurs ont noté que le vote de ce texte confirme des divergences entre les États-Unis et leurs alliés européens au sein de l’OTAN, qui ont été constatées dans l’enceinte de l’Assemblée générale de l’ONU qui a adopté, au contraire, une résolution défavorable à la Russie. Les observateurs font remarquer que lors de ces votes, au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale, les États-Unis se sont alliés à la Russie, contre leurs alliés européens de l’OTAN. Le représentant permanent de la Russie à l’ONU, Vassili Nebenzia, a estimé que la résolution américaine sur l’Ukraine sans rhétorique antirusse, adoptée par le Conseil de sécurité, dans la soirée du 24 février, est « un point de départ sur la voie de la paix ». Pour lui, ce sont des changements constructifs dans la position américaine sur ce conflit, et l’Europe est aujourd’hui le seul acteur sur la scène internationale qui souhaite que la guerre continue. Moscou appelle ceux qui souhaitent véritablement parvenir à une paix durable en Ukraine à ne pas permettre à Kiev et à ses marionnettistes de perturber les efforts entrepris par la Russie et les États-Unis, a-t-il ajouté. Il fait remarquer que, grâce à l’administration Trump, le monde commence à apprendre ce qui se passe réellement en Ukraine depuis des années. Il s’agit d’un projet antirusse financé par l’Occident dès le début, a-t-il ajouté. En effet, l’Agence américaine pour le développement international (USAID) a dépensé 30,6 milliards de dollars pour l’Ukraine de 2021 à 2024, soit 21 % de ses dépenses totales à l’étranger. De ce fait, une Ukraine indépendante n’a tout simplement pas existé, a martelé Vassili Nebenzia, cité par Sputnik.  D’autre part, à l’issue de sa réunion avec le président français, Emmanuel Macron, à Washington, le président américain Donald Trump, cité par Sputnik, a déclaré que les négociations avec Moscou se déroulent « très bien », les deux parties ont réalisé des progrès significatifs dans leur dialogue. Selon lui, le conflit en Ukraine peut prendre fin en quelques semaines. Il a ajouté, par ailleurs, que les États-Unis essaient de conclure plusieurs accords de développement économique avec la Russie. Trump s’est dit prêt à venir à Moscou « si tout se passe bien ». De son côté, le général Dominique Delawarde, ancien militaire français, a commenté auprès de l’agence Sputnik Afrique, la mise à l’écart de l’Europe des négociations entre Moscou et Washington, concernant l’Ukraine. Pour lui, « Trump veut la paix. L’Union européenne, qu’elle soit contente ou non, devra se soumettre ». « Quels que soient les efforts de l’Europe et de l’Ukraine, l’Europe aujourd’hui ne compte plus. Elle ne compte plus en tant que puissance économique, parce que l’économie européenne, dans sa globalité, est en faillite », souligne-t-il dans sa déclaration à Sputnik. Pour l’ancien officier, c’est l’Europe qui souhaitait aller jusqu’au bout de la guerre, pas Kiev. Il l’explique par l’influence du néoconservatisme aux États-Unis. « Les néoconservateurs sont des gens qui souhaitent la domination américaine pour un nouveau siècle sur l’ensemble de la planète et qui veulent le faire par tous les moyens, y compris par la guerre », ajoute-t-il. Les dirigeants européens actuels sont issus de cette école, mais perdent en popularité, indique Dominique Delawarde. Il cite notamment Keir Starmer, « quasiment haï par sa population » et Olaf Scholz qui s’est « fait éliminer ».
M’hamed Rebah

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