Comité de supervision Opep et non-Opep : Tenue de la première réunion de ses membres, hier, à Vienne

La première réunion ministérielle du comité de monitoring Opep et non Opep, hier, à Vienne, s’est penchée sur les voies et mécanismes à mettre en place pour permettre à ses membres d’accomplir la mission pour laquelle le comité a été mis sur pied, notamment la supervision et le suivi de l’Accord de réduction de la production pétrolière, par les membres et non membres du cartel.

Consacrée aux différentes questions liées au système de monitoring mis en place, notamment les sources, le planning, les délais et les systèmes d’alerte, la réunion de Vienne du comité de monitoring Opep et non Opep sera suivie de trois autres rencontres, avant la réunion, mai prochain, de l’Opep dont celle prévue, courant févier prochain. Co-présidé par le Koweït et la Russie, les membres du Comité de supervision de l’Opep et non-opep, l’Algérie, représentée par son ministre de l’énergie Noureddine Boutarfa, et ses homologues du Venezuela et du Sultanat d’Oman ont consacré leur première réunion, hier, à Vienne, aux différentes questions liées au système de monitoring mis en place, notamment «les sources, le planning, les délais et les systèmes d’alerte. Se sont joints au conclave du Comité de monitoring en question, Khalid al-Falih, ministre saoudien de l’énergie, nouveau président de l’Opep et son prédécesseur à la tête de l’Opep, le qatari, Mohammed Bin Saleh al-Sada.
D’autres questions ont été notamment à l’ordre du jour, de cette réunion, notamment celle relative à l’indicateur sur les exportations, une information complémentaire qui sera, selon Boutarfa, «demandée aux pays» a-t-il indiqué à la presse à son arrivée à vienne, avant d’ajouter que «nous allons aussi discuter pour que la question des exportations fasse partie des documents du monitoring» a-t-il déclaré. Rappelons, par ailleurs, que les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole sont parvenus, novembre passé, à Vienne, à un accord qui consiste à retirer près de 1,2 million barils par jour à partir du 1 janvier courant, afin de parvenir à une production globale de 32,5 millions b/j, Accord rejoint par des pays non membres du cartel, dont la Russie, qui se sont engagés à réduire leur production respective pour que le marché pétrolier se stabilise et le prix du baril cesse sa chute. Le comité mis en place pour suivre l’application de l’Accord, a pour rappel, les prérogatives lui permettant de convoquer, si nécessaire, une réunion ministérielle extraordinaire de l’Opep. Pour sa part, l’Algérie avait réduit plus que son quota de baisse de production, soit plus de 50.000 b/j et la production pétrolière algérienne actuelle tourne, autour de 1,027 million de B/j, a précisé hier Boutarfa. La constitution du Comité ministériel de suivi de l’accord Opep-non Opep proposée par Alger, a été adoptée par les pays Opep et non Opep lors de leur réunion, décembre passé à Vienne. Les discussions entre membres du comité de monitoring Opep et non opep, ayant porté, hier, sur la meilleure manière de s’assurer que l’Accord précité ait bien été respecté et «déterminer quel degré de conformité peut être considéré comme acceptable» a indiqué, le ministre koweïtien du Pétrole, Essam al-Marzouk, samedi dernier, soit, la veille de la rencontre de Vienne.
Le ministre saoudien de l’Énergie, Khalid al-Falih, s’est déclaré satisfait du respect, à ce jour, de l’accord par ses signataires, de même que son homologue russe de l’Énergie, Alexander Novak. L’Arabie saoudite, l’un des plus grands producteurs des membres de l’Opep réduira sa production de 486 000 b/j et les autres pays producteurs non membres de l’Opep se sont engagés à réduire leur production de 558 000 b/j dont la Russie en tête avec pas moins de 300 000b/J. Selon une étude du fonds d’investissement américain JP Morgan Emerging Markets, citée lundi dernier par Oil Price. L’Algérie, l’Arabie saoudite et le Koweït ont rigoureusement respecté leurs engagements de réduire leur production pétrolière. «Les trois pays ont peut-être réduit leur production respective plus ce qu’ils ont promis dans l’accord de l’Opep», car indique Oil Price «non seulement ils tiennent à montrer qu’ils respectent les engagements de réduction, mais veulent aussi réduire l’offre plus que le niveau convenu» est-il souligné.
Karima Bennour