Accueil Culture+ Colloque international sur Apullee à Souk-Ahras

Colloque international sur Apullee à Souk-Ahras

0

L’œuvre d’Apulée «L’Âne d’or ou les Métamorphoses» renferme plusieurs éléments renseignant sur l’identité amazighe de celui qui offrit à l’humanité son premier roman», a indiqué, samedi à Souk Ahras, Hassan Banhakeia de l’université de Nador (Maroc). Au cours d’une communication portant sur «L’amazighité dans l’œuvre d’Apulée», présentée au Colloque international «Regards croisés sur Apulée de Madaure», cet universitaire a précisé qu’en dépit de sa maîtrise de la langue latine, l’auteur se définit comme «demi Numide et demi Gétule», en référence aux autochtones d’Afrique du Nord. Soulignant qu’Apulée est considéré comme «doublement amazigh», M. Banhakeia a également souligné que le texte d’Apulée, rédigé lors de son procès pour crime de magie, comprend une «quantité de renseignements sur l’auteur, la magie et la vie en Afrique au deuxième siècle». Il a souligné que ce texte est «d’un grand intérêt historique» pour les chercheurs et universitaires qui se sont penchés sur l’homme, ses origines et ses œuvres. Il a également indiqué que les origines amazighes d’Apulée sont «manifestes» dans ses textes écrits en latin et «à plusieurs niveaux de la narration», notamment à travers l’exploitation des éléments culturels comme le «Laurier», le «Puits» et le «Hibou», éléments employés «selon l’acception nord-africaine de ces termes». Les participants au colloque ont mis en exergue, lors du débat, l’importance de traduction en tamazight de l’œuvre d’Apulée de Madaure, et souligné la nécessité d’intensifier les recherches et les études comparées sur les onze tomes de «l’Âne d’or ou les Métamorphoses». D’autres communications axées sur les influences stylistiques et scripturaires de l’œuvre d’Apulée sur le roman et le théâtre algériens francophones, seront présentées au deuxième jour du colloque. La pièce théâtrale «L’Ane d’or», montée par le théâtre régional de Souk-Ahras a été présentée aux participants lors de cette rencontre à laquelle prennent part des universitaires algériens, américains, français et marocains, en présence de Mme Samia Messaoudi, représentante du Premier ministre. Apulée de Madaure, une richesse nationale à valoriser L’érudit berbère Apulée, l’Algérien de Madaure, est une «valeur culturelle authentique et une richesse nationale à valoriser» a estimé, samedi à Souk-Ahras, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi. Intervenant à l’ouverture du Colloque international «Regards croisés sur Apulée», organisé à la salle Miloud-Tahri par le Haut commissariat à l’amazighité (HCA), le ministre a considéré qu’Apulée «est pour l’Algérie ce qu’est William Shakespeare pour l’Angleterre, Montesquieu pour la France ou Nadjib Mahfoud pour l’Égypte». Mihoubi, présentant Apulée comme «le Numide rebelle» attaché à son amazighité, qui a résisté à l’intimidation romaine, a appelé universitaires et chercheurs à créer une base de données devant constituée une référence pour faire toute la lumière sur l’auteur du tout premier roman au monde, «l’Âne d’or ou les Métamorphoses». Il a ajouté, à ce propos, qu’Apulée, autant que d’autres hommes de lettres algériens, doivent être «plus présents» dans les manuels scolaires afin de «donner aux jeunes générations des repères sur leur histoire». Il a souligné, dans ce contexte, que ce volet sera «abordé avec le département de l’Éducation». Le ministre de la Culture a également indiqué que son département s’oriente vers «l’immortalisation des personnages clés de l’histoire de l’Algérie à travers des films». Il a ainsi souligné qu’Apulée, son parcours hors pair, ses œuvres et leur impact dans l’histoire de l’Humanité, méritaient d’être «perpétués à travers un film d’âme Algérienne». Mihoubi a par ailleurs fait savoir que son département était «prêt à coopérer avec le HCA autour de divers projets destinés au renforcement de l’identité amazighe». Il a également donné l’accord de principe de son ministère en vue de l’organisation de deux colloques sur deux personnalités de Souk-Ahras, en l’occurrence le philosophe et théologien Saint-Augustin et l’érudit Chihabeddine Ettiffachi qui vécut entre 580 et 651, connu pour ses recherches en géologie et ses ouvrages en littérature et en médecine. Ouvert à la salle des conférences Miloud-Tahri, en présence de Samia Messaoudi, représentante du Premier ministre, le Colloque international «Regards croisés sur Apulée», qui se poursuivra jusqu’à lundi, réunit des universitaires d’Algérie, des États-Unis, de France, de Tunisie et du Maroc. Plusieurs communications dédiées à l’œuvre majeure d’Apulée, «L’Âne d’or ou les Métamorphoses», ainsi qu’à l’amazighité dans l’œuvre d’Apulée, et à l’environnement socioculturel de la Numide et Méditerranéen dans l’antiquité seront présentées à cette occasion.

Article précédent4e cross de la commune de Kendira (Béjaïa) : Chetih Brahim de la Protection civile (Alger) vainqueur
Article suivantBéjaïa : célébration de la Journée internationale de l’enfance à Amizour

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.