L’agression américano-israélienne contre l’Iran déclenchée le 28 février 2026 a débordé avec la riposte iranienne qui s’en est suivie en direction de l’entité sioniste et des bases américaines dans le Golfe persique. Cette attaque a donné lieu à ce qui est communément appelé la guerre au Moyen-Orient. Cette escalade militaire, qui est à son douzième jour aujourd’hui, a provoqué une perturbation sérieuse de la production pétrolière et une hausse vertigineuse des cours de l’or noir. En cause, l’Iran a ciblé par des tirs de missiles des installations énergétiques en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Qatar et au Koweït. Téhéran a monté l’escalade en procédant à la fermeture du détroit d’Ormuz où transitent environ 25 % du trafic mondial de pétrole. Ces deux facteurs ont entraîné de facto une hausse des prix du pétrole qui ont frôlé, ces derniers jours, la barre symbolique de 120 dollars le baril. Du coup, le débat sur les véritables enjeux derrière l’escalade militaire dans le Moyen-Orient et le Golfe persique évoque l’économie. La Chine, qui absorbe plus de 90 % des exportations de brut de l’Iran en 2024 et début 2026 et dont la majorité transite par le détroit d’Ormuz, est passée pour la victime collatérale. Le pays de Xi Jinping étant déjà en guerre économique ouverte avec les États-Unis de Trump. Même si l’objectif dit « Grand Israël », pour son allié sioniste, demeure au cœur de cette guerre, il n’en demeure pas moins que les contrecoups de l’agression contre l’Iran ont faussé les calculs de ses auteurs. La montée des cours pétroliers n’arrange pas les économies des puissances occidentales. De l’autre côté, tant que l’Iran continue à prendre le contrôle du détroit d’Ormuz, la Chine n’a rien à craindre pour ses intérêts en matière d’approvisionnement en pétrole. Autre indice qui signe une défaite occidentale, sur le plan économique du moins et à ce stade, Trump a annoncé une baisse des sanctions contre le pétrole russe pour provoquer une chute des prix. Le président américain a même, par ailleurs, déclaré que cette guerre prendrait bientôt fin. Pour amortir ce choc pétrolier et le blocage des approvisionnements au niveau du détroit d’Ormuz, les pays de l’Occident envisagent de recourir aux stocks stratégiques. À commencer par les pays du G7. Dans la foulée, les pays de l’Agence internationale de l’énergie vont mettre 400 millions de barils à la disposition du marché pour compenser la perte d’approvisionnement due à la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette décision débouche, tenez-vous bien, sur le plus important déblocage de stocks de l’histoire de l’AIE, dont 32 pays parmi lesquels ceux du G7 (États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada) sont membres. Auparavant, le Japon et l’Allemagne avaient annoncé leur décision de puiser dans leurs réserves stratégiques.
Farid Guellil









































