Le badminton algérien continue d’imposer sa loi sur le continent. Aux Championnats d’Afrique de badminton 2026, disputés à Gaborone au Botswana, la sélection nationale masculine a décroché un cinquième titre continental consécutif. Une performance historique qui confirme la domination sans partage de l’Algérie en Afrique et assoit un peu plus son statut de référence dans la discipline.
La finale face à l’Île Maurice a tenu toutes ses promesses. Opposés à une formation accrocheuse et disciplinée, les Algériens ont dû puiser dans leurs ressources pour s’imposer (3-2). Le suspense a plané jusqu’au dernier match, mais l’expérience et la solidité mentale des Verts ont fini par faire la différence. Avant ce sacre, les coéquipiers d’Adel Hamek avaient déjà affiché leurs ambitions en demi-finale en dominant l’Égypte (3-1), au terme d’une prestation maîtrisée. Ce nouveau triomphe vient s’ajouter à ceux de 2018, 2020, 2022 et 2024. Cinq sacres consécutifs qui font de l’Algérie la nation la plus titrée de l’histoire des Championnats d’Afrique par équipes. Cette régularité au plus haut niveau n’est pas le fruit du hasard. Elle repose sur un travail de fond, une stabilité dans l’encadrement et un effectif homogène composé d’Adel Hamek, Mohamed Abderrahim Belarbi, Mohamed Abdelaziz Oucheffoune, Koçaïla Mameri, Sabri Medal et Oussama Keddou. Versés dans le groupe C avec Madagascar et la Zambie, les Verts ont su franchir chaque étape avec autorité.
Les dames en bronze, l’avenir en ligne de mire
Dans le tableau féminin, l’équipe nationale n’a pas réussi à atteindre la finale. Opposées à une solide formation sud-africaine en demi-finale, les Algériennes se sont inclinées (0-3). Elles repartent néanmoins avec une médaille de bronze, récompense honorable au vu du parcours réalisé. Yasmina Chibah, Hala Boukessani, Malak Oucheffoune, Sirine Ibrahim et Tanina Mameri ont défendu avec courage les couleurs nationales dans un groupe A relevé, aux côtés du Botswana, du Lesotho et de Maurice. La finale dames opposera l’Afrique du Sud à l’Égypte, cette dernière ayant dominé le Nigeria (3-0). L’enjeu est de taille puisque la compétition féminine est qualificative pour les prochains Championnats du monde par équipes, l’« Uber Cup ». Un paramètre qui a renforcé l’intensité des débats et placé la barre très haut sur le plan technique. Les épreuves par équipes ont pris fin ce 12 février et laisseront place aux compétitions individuelles du 13 au 16 février. Une nouvelle occasion pour les badistes algériens de confirmer leur excellente dynamique.
En attendant, le constat est clair : l’Algérie règne sur le badminton africain. Cinq titres de rang, une génération talentueuse et une culture de la gagne bien installée. Le continent est prévenu, les Verts ne comptent pas céder leur trône de sitôt.
M. A. T.













































