Fort d’un succès convaincant face au Soudan (3-0) lors de son entrée en lice à la Coupe d’Afrique des nations 2025, le sélectionneur national Vladimir Petković aborde le deuxième rendez-vous des Verts avec lucidité et pragmatisme.
Si la victoire inaugurale a permis à l’Algérie de lancer idéalement sa compétition, le technicien bosniaque est conscient que l’opposition face au Burkina Faso représentera un test d’un tout autre calibre.
Adversaire réputé pour sa puissance physique, son organisation tactique et sa capacité à renverser les situations, le Burkina Faso fait partie des sélections annoncées comme de sérieux outsiders pour aller loin dans ce tournoi continental. Un constat qui a poussé Petković à préparer ce match avec une attention particulière, loin de toute précipitation ou excès de confiance.
Après avoir finalisé l’analyse du jeu burkinabè, le staff technique algérien a axé les séances d’entraînement sur plusieurs principes clés : la conservation du ballon, la gestion intelligente du rythme et la limitation des efforts inutiles. L’objectif est clair : éviter l’enthousiasme excessif et l’attaque désordonnée face à une équipe capable de punir la moindre erreur, notamment sur les transitions rapides.
Les quelques approximations défensives observées lors du match contre le Soudan ont également retenu l’attention du sélectionneur. Bien que sans conséquence au tableau d’affichage, ces erreurs ont incité le staff à insister sur la rigueur, la concentration et le respect strict des consignes, en particulier dans les phases de repli et de couverture.
Des ajustements possibles dans les secteurs clés
À l’approche de cette rencontre décisive, plusieurs changements sont envisagés, notamment en défense et au milieu de terrain. Le nom de Jaouen Hadjam revient avec insistance parmi les joueurs susceptibles de débuter la rencontre, dans l’optique d’apporter davantage de solidité et d’impact défensif. Son profil pourrait s’avérer précieux pour contenir les offensives rapides menées par des éléments dangereux tels que Bertrand Traoré ou Dango Ouattara.
Au milieu de terrain, la bataille s’annonce intense. Réduire l’influence de Sangaré et Blati Touré constitue l’un des chantiers majeurs de Petković, qui cherche la meilleure formule pour équilibrer récupération, projection et maîtrise technique. La capacité des milieux algériens à imposer leur tempo pourrait bien être la clé de la rencontre.
Un succès face au Burkina Faso offrirait aux Verts bien plus que trois points supplémentaires. Il permettrait à l’Algérie de s’installer en tête de son groupe et d’assurer une qualification précoce pour les huitièmes de finale. Une situation idéale qui ouvrirait la porte à une gestion plus souple de l’effectif lors de la troisième journée, avec la possibilité de faire souffler les cadres et d’offrir du temps de jeu aux remplaçants, à l’image du scénario parfaitement maîtrisé lors de la CAN 2019.
Sur le plan statistique, la sélection nationale continue d’écrire son histoire. Le but inscrit lors du match contre le Soudan était le 100e de l’Algérie en Coupe d’Afrique des nations, un symbole fort de la constance offensive des Verts dans la compétition.
Le capitaine Riyad Mahrez, auteur d’une prestation de haut niveau ponctuée par un doublé, a quant à lui été logiquement intégré au onze idéal de la première journée, confirmant son statut de leader technique et mental. Tous les indicateurs convergent vers une même conclusion : la confrontation face au Burkina Faso constituera le premier véritable révélateur des ambitions algériennes dans cette CAN 2025. Au-delà du résultat, c’est la capacité des Verts à gérer la pression, à s’adapter tactiquement et à faire preuve de maturité collective qui sera scrutée.
Ce soir, l’Algérie joue gros. Une victoire pourrait propulser les hommes de Petković parmi les candidats crédibles au sacre continental et envoyer un message fort à l’ensemble des concurrents : les Verts sont prêts à assumer leur statut et à viser un troisième titre africain. Un rendez-vous charnière, où chaque détail comptera, et où les Verts auront l’occasion d’affirmer leur place sur le trône du football africain.
Hakim S.













































