Baisse du prix du pétrole : un mauvais sort jeté sur l’économie nationale

L’événement le plus important enregistré en 2014 reste celui de la baisse du prix du pétrole. Certains s’inquiètent, d’autres tentent de rassurer, la baisse du prix du pétrole ne cesse ces derniers temps de susciter le débat sur le sort de l’économie nationale.
Le gouvernement algérien a fini par l’admettre_: « La baisse des prix du pétrole est inquiétante si elle devait durer. » Conséquence, un Conseil interministériel s’est réuni dernièrement en urgence, autour du Premier ministre, pour retailler le budget de 2015. La loi de finances pour l’année prochaine a été déjà adoptée par le Parlement. Il faudra sans doute une loi de finances complémentaire pour boucler l’année.Le ministre des Finances, Mohamed Djellab, se voulait encore rassurant, il y a une dizaine de jours, affirmant que le gouvernement avait les moyens de maintenir l’ensemble de ses importants investissements prévus en 2015.Le programme quinquennal d’investissements publics sera maintenu, a décidé le gouvernement, mais il a laissé le soin d’en « adapter » le rythme et les priorités de lancement des nouveaux projets et à veiller en maîtrisant les coûts. Le gouvernement doit « s’atteler à la rationalisation de la dépense publique, notamment au niveau du budget de fonctionnement » et veiller à ce que les entreprises algériennes, publiques et privées, participent davantage « à la réalisation des projets publics aux côtés des entreprises étrangères, lorsque le recours à celles-ci sera nécessaire ». Le gouvernement doit également œuvrer à « rationaliser » les importations et renforcer le contrôle du financement du commerce extérieur, pour prévenir toutes formes d’évasion de capitaux. Le « secteur de l’Énergie est chargé de promouvoir la rationalisation de la consommation interne d’énergie, de promouvoir la transition énergétique grâce au développement des énergies nouvelles et renouvelables, et d’accroître la recherche et l’exploitation des hydrocarbures, y compris non conventionnels » a indiqué le communiqué.il faut dire que de nombreux économistes et experts algériens soulignent que l’Algérie, en raison des bas prix pratiqués, encourage le gaspillage dans le secteur de l’énergie. La plupart préconisent d’agir sur le levier des prix et de sortir de la politique des subventions pour tous au profit d’aides ciblées aux catégories les plus pauvres.
Synthèse I. B.

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