Avion d’AirAsia disparu : le mauvais temps gêne toujours les recherches

Le mauvais temps a de nouveau empêché la reprise des opérations de recherche de l’Airbus A320-200 d’AirAsia en mer de Java. Des moyens acoustiques mis à disposition par le Bureau français d’enquêtes et d’analyses (BEA) sont attendus sur zone pour tenter de localiser le vol QZ8501 et ses boîtes noires. «On pourrait avoir des creux de cinq mètres cet après-midi», a expliqué un pilote d’hélicoptère qui effectue des missions pour récupérer les corps et les débris en mer. «Nous attendons des éclaircies pour pouvoir nous approcher de la zone. Hier, nous n’avons pas réussi à récupérer un corps à cause des vagues. À certains moments nous pouvions l’apercevoir, à d’autres non». Les images sous-marines reconstituées par balayages sonar qui avaient permis en début de semaine de localiser une forme allongée qui pourrait être le fuselage du vol QZ8501 n’ont pas été confirmées depuis, indique-t-on de source proche des recherches. Les signaux théoriquement émis par les enregistreurs de vol de l’appareil n’ont pas été détectés. Des plongeurs de la marine indonésienne attendent une accalmie de la météo pour descendre inspecter les fonds sous-marins, dans le nord de la mer de Java, près du détroit de Karimata.

Dix corps retrouvés
Dix corps et plusieurs objets et débris, dont une valise, un gilet de sauvetage et un toboggan d’évacuation ont à ce jour été repêchés en mer de Java, selon un nouveau bilan des autorités indonésiennes. Les corps des victimes ont été transférés dans des cercueils numérotés à Surabaya où les proches des victimes ont été réunis pour procéder aux identifications. Deux navires équipés d’hydrophones – appareils d’écoute sous-marine – ont quitté vendredi le port de Pangkalan Bun en vue de localiser les balises acoustiques des deux enregistreurs de vol, ont déclaré les autorités indonésiennes.

Ascension trop rapide ?
La théorie sur laquelle travaillent les enquêteurs est que l’appareil a pu connaître une avarie grave, alors qu’il était en phase d’ascension rapide pour éviter un gros orage, 40 minutes environ après son décollage. Selon une source proche de l’enquête, des données radar suggèrent que l’avion aurait suivi une trajectoire beaucoup trop pentue, peut-être au-delà de ses limites.

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