Usine automobile

AUTOMOBILE : 180 000 véhicules touristiques sortis d’usine en 2018

Intervenant, hier, au Forum du quotidien arabophone «Ech-chaâb», le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, s’est dit satisfait des progrès que connaît le secteur de l’industrie en Algérie, malgré la présence de certaines carences. Affirmant, lors de son introduction, que « l’industrie algérienne a commencé à se développer davantage ces dernières années, grâce à la stabilité politique et sécuritaire que connaît le pays », a-t-il affirmé. Pour s’appuyer sur ses propos, Yousfi a fait un large survol sur son secteur, en avançant des chiffres et des statistiques, selon lui, satisfaisants par rapport à l’investissement pour l’année de 2018, il indiquera que «l’industrie sidérurgique, métallique, mécanique et électrique a apporté près de 300 milliards de DA, l’agroalimentaire 240 milliards de DA, pour ce qui est de la filière de chimie et plastique, elle assure 230 milliards de DA», précise le ministre. Dans la même langue des statistiques, Yousfi a révélé que «les services du ministère ont enregistré 1,1 million de petites et moyennes entreprises dans le pays, 60 %, d’entre elles, sont des personnes morales, alors que les 40 % restant représentent les professions libérales et des activités artisanales». Il ajoute, dans ce sillage, que « 2,7 millions d’individus travaillent dans les PME», «durant le premier semestre de l’année écoulée, les services du ministère ont constaté une diminution des PME qui n’arrivent pas à survivre », a-t-il dit. En outre, au sujet des exportations, le ministre de l’Industrie a signalé que le secteur agroalimentaire est le deuxième pôle créateur de richesse après les hydrocarbures, il précise que « 23 000 entreprises activant dans le domaine agroalimentaire assurent 156 000 emplois. Nous avons exporté 370 millions de dinars en 2018 contre 261 en 2017. » Pour ce qui est de la sidérurgie, le ministre a indiqué que ce secteur a produit, durant la même année, environ 4 millions de tonnes contre 3 millions en 2017 et 2,5 millions en 2016, nous viserons à atteindre 12 millions en 2021-2022. Nous avons exporté pour 67 millions de dollars, dont 60 millions de dollars par El Hadjar malgré les difficultés qu’a connu ce complexe industriel». « Actuellement nous avons 6 producteurs d’aciers et nous avons 10 projets qui sont en cours de réalisation d’une capacité de fabrication de 9 millions de tonnes/an », a fait savoir l’invité du Forum.

Cap sur 400 000 unités en 2020
Profitant de cette occasion, Yousfi exprime sa satisfaction quant aux opportunités et aux potentialités qu’offre la filière mécanique dans le pays en matière de compétences humaines et de ressources en industrie, il a révélé qu’« en 2017, nous avons produit 110 000 véhicules contre 180 000 en 2018 », le ministre a affirmé qu’en 2020, les constructeurs d’automobile ambitionnent à atteindre 400 000 unités. Concernant les véhicules industriels (entre camions et bus), le ministre a indiqué que 4 500 unités ont été produites en 2018, » sur les objectifs de ce dossier, le ministre a expliqué que « l’atteinte des objectifs tracés reste un but à long terme, et qu’il ne faut pas espérer voir émerger une véritable industrie automobile dans un horizon proche. » Cependant, il a souligné que « cet objectif n’est pas impossible à atteindre, à condition de multiplier par 100 le nombre de sous-traitants. À cet effet, il a indiqué que le nombre actuel de sous-traitants est de 100 entreprises. Une autre activité qui demeure aujourd’hui fructueuse, Youcef Yousfi, a déclaré que l’Algérie ambitionnait d’augmenter ses exportations en ciment dans les cinq prochaines années, indiquant que « l’excédent de production du ciment devrait atteindre, au cours des cinq prochaines années, entre 10 et 15 millions de tonnes », «ce qui permettra, a-t-il estimé, de porter le montant des exportations de ce matériau à 500 millions de dollars ».
« Les exportations de ciment ont atteint un million de tonnes en 2018 », a-t-il dit. Elles augmenteraient à deux millions de tonnes, dont 1,2 million seront couverts par le groupe GICA, pour un montant compris entre 80 et 100 millions de dollars. Interrogé sur la loi d’investissement (la règle 49-51%) qui est un vrai obstacle pour certains investisseurs étrangers, Youcef Yousfi dira que « l’État est disposé à la revoir dans le fonds, si l’intérêt de l’Algérie le dictait. »
Med Wali