Au delà des divergences, l’impératif d’un front interne uni

C’est une évidence, le rapport de force, né, après la seconde guerre mondiale n’est plus de mise aux yeux des maîtres du monde ou de l’Empire, c’est assez clair comme l’eau de roche ou le sable du désert. La géographie va changer, la géographie changera. En effet, depuis quelques temps la géographie a changé fondamentalement en Afrique et dans le monde dit arabe. Le Soudan est devenu deux, la Libye sera divisé au moins en quatre, du moment que la guerre des milices rivales fait rage, et que ce qui reste des dirigeants libyens ne savent d’ailleurs pas qu’elle puissance invoquer après l’Otan, la France, les états unis, ou le royaume -uni. En tous les cas il est demandé expressément aux puissances occidentales pour intervenir et mettre fin au chaos qui y règne depuis la chute de Mouammar El Kadafi et surtout depuis l’entrée en lice de Daech dans ce pays. Le Yémen, un autre pays arabe en proie à une instabilité chronique. Des remous au Bahreïn, au Liban, en égypte. Hier, c’était l’Irak avec la pendaison de Saddam Hussein et la destruction du pays sous la houlette de Bush et cela continue, après le départ des américains et autres alliés. Maintenant l’Irak risque la partition avec la création de cet obscur état islamique qui veut instaurer un califat en Irak et au levant. La Syrie quant à elle, n’est pas encore sortie de la guerre qu’elle mène contre les djihadistes, où comble de l’ironie sont venus de tous les pays, et même d’Europe pour faire tomber le régime de Bachar El Assad. Le président syrien malgré sa réélection, le pays est toujours à feu et à sang, avec ses millions de refugiés. La Tunisie, malgré ses institutions démocratiquement élues reste menacée par les hordes terroristes qui demeurent aux abois. Le Mali, lui reste en proie à des violences, malgré l’intervention militaire de la France et le retour à l’ordre constitutionnel avec l’élection du nouveau président, sans oublier aussi les rounds des négociations menés à Alger entres factions rivales pour aboutir à une paix durable. Désormais, l’ordre nouveau est en marche, le rapport de force né après 1945 est revu et corrigé. Les partitions et le nouveau tracé des frontières voulus par les puissances de ce monde sont partout à l’œuvre. De l’Irak, donc, il ne reste pas grand-chose, la Palestine d’après 67, déjà exsangue est triturée de telle façon qu’aucun état sérieux ne peut y être installé même avec l’assentiment d’Israël. à Ghaza, l’accord pour un cessez-le-feu durable a été conclu, après 50 jours de bombardements par l’état hébreu faisant des milliers de victimes, et des destructions sans communes mesures, Israël a donc fait ce qu’il voulait faire, tuer autant de palestiniens avec la bénédiction des occidentaux. C’est chose faite, il peut arrêter le massacre maintenant, même si l’embargo contre la population ghazaouie est toujours de mise dans l’impunité comme toujours, à l’heure où la communauté internationale parle d’aide pour la reconstruction de Ghaza qui ne voit encore rien venir . Partout en Orient, Proche, moyen ou extrême, la géographie de l’espace à la géopolitique, recule devant les nouveaux rapports de force, dessine les nouvelles frontières, désigne les nouveaux enjeux. C’est ainsi qu’aux frontières de l’Algérie tout a changé, la Tunisie n’est plus celle d’avant. La Libye reste coincée entre le fédéralisme tribal et la menace de partition, Misrata, Tripoli, Syrthe ou Benghazi des futurs états en guerre. Alors tous ces tremblements pourraient atteindre l’Algérie, elle sera l’épicentre ou en subira des répliques assez dangereuses pour sa stabilité. Il y’a donc une vraie menace et il faut être vigilant car il y a réellement danger à nos portes. Alors trêve de chamailleries entre pouvoir et opposition : un consensus entre les forces vives de la nation serait encore le meilleur rempart pour le pays contre tout danger potentiel.

Par Maâlem Abdelyakine