Hassen Tidjani

APRÈS AVOIR DÉCLARÉ «NÉCESSAIRE» LA RÉFORME DE LA CNAS : Le ministre Hassen Tidjani fait machine arrière

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Hassen Tidjani Heddam, a nié en bloc, hier à Alger, avoir déclaré que l’État a l’intention de réformer la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs (CNAS). Rappelons que récemment, le ministre du Travail a indiqué, lors d’une journée d’information sur la sécurité sociale que « la réforme de la sécurité sociale est dictée par la situation sociologique, économique et démographique actuelle.»

S’exprimant, à l’ouverture de l’opération de l’octroi des locaux commerciaux fermés et non-exploités, affiliés aux Offices de promotion et de gestions immobilières (OPGI), à l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL), et à l’Entreprise nationale de promotion immobilière(ENPI). Le ministre du Travail, Hassen Tidjani, a répondu, lors d’un point de presse, à une question posée sur les réformes annoncées de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs, en affirmant qu’« on n’a jamais déclaré que l’État compte réformer la CNAS. S’il y a une autre déclaration, veuillez vérifier sa source de provenance et allez-y les interroger », indiquera le ministre, et de poursuivre : « dans mes déclarations, je vous ai dit que nous allons étudier minutieusement l’organisation de la sécurité sociale. Il y a des experts, et des anciens cadres qui sont à la retraite et d’autres cadres qui sont en fonction, et nous allons faire un audit pour le système de sécurité sociale à travers des ateliers qui ont eu lieu déjà auparavant, comme nous espérons atteindre les assises nationales qui sont programmées, avant la fin de l’année courante, et c’est ce que je disais », a-t-il signalé. En présence de sa collègue de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, Ghania Eddalia, le ministre du Travail, Hassen Tidjani a indiqué que « cette opération d’octroi des locaux commerciaux non-exploités concernera, en priorité, les jeunes porteurs de projets financés dans le cadre de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej), la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) et l’ANGEM. 10% de ces locaux sont réservés aux personnes aux besoins spécifiques et 30% pour les femmes.» Ajoutant dans ce même sillage, que « les jeunes diplômés du secteur de la Formation et de l’Enseignement professionnels ainsi que de l’Enseignement supérieur sont également concernés par cette opération afin de leur permettre de stabiliser leurs activités. »
Le ministre affirme qu’à travers cette initiative, « les jeunes peuvent oublier le problème de location des locaux commerciaux », a-t-il dit. « Depuis plus de trois mois, notre département ministériel a déjà procédé à faire une évaluation objective des mécanismes pour la création de micro-entreprises financées hadam, par l’ANSEJ et la CNAC. » Selon Tidjani Heddam, l’objectif principal de cette opération demeure dans « le soutien et l’orientation de ces PME-PMI afin de faire face aux difficultés qui emboîtent le bon fonctionnement de ces jeunes entreprises. » Le ministre s’est montré rassurant, en réitérant la disponibilité de l’État à l’accompagnement des porteurs de projets qui trouveront toute l’aide et l’assistance dont ils auront besoin.
Poursuivant ces propos : « lors de la tenue des rencontres avec des jeunes porteurs de projet, nous avons pu relever, en particulier, les points faibles essentiels qu’il faut prendre en charge immédiatement, poursuit-il «dans les prochains jours, nous allons annoncer toutes les facilitations et mesures que nous allons entreprendre dans ce sens », affirme le ministre du Travail. Pour rassurer les jeunes investisseurs, le ministre du Travail a indiqué qu’« aucune poursuite judiciaire ne sera engagée contre les jeunes investisseurs qui ont créé leurs entreprises dans le cadre des dispositifs publics d’aide à la création d’emplois, (Cnac, Angem et Ansej) et qui se sont retrouvés en situation d’échec », a-t-il affirmé.
Med Wali